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Sourire était facile
après nos discussions
comme une tartine enduite de confiture de fraises
glissant sur du beurre mou.


 

Le ciel semblait soudain trouver l'éclaircie,
les oiseaux chanter la mélodie du bonheur,
les passants avaient des visages heureux.


 

Le coeur était léger,
en-dehors de la poitrine,
il se serait envolé comme un ballon.


 

L'envie de chanter sur le trottoir,
n'importe quoi et de trouver ma voix belle.
Et déjà penser à nos retrouvailles et nos prochains mots.

 

 

***

 

La folie à l'absence
devient capricieuse et ingénue.
Le coeur fou semble telle une bombe à retardement
sur minuterie.
L'esprit s'égare dans les méandres de l'inconscient,

parfois la parole se libère en solitude tranquille
ou le rêve étend le domaine du réel
et creuse les possibles.


 

Les impressions fantomatiques,
silhouette proche,
coeur en langage d'initié
forment la cellule d'isolement.


 

Les fous sourient,
se moquent,
étirent leurs lèvres au baiser
qui à coup sûr, trouve refuge.


 

L'amour a ses raisons....

 

***

 

Les cris du silence,
emportés par le vent
rappellent les pas qui encore résonnent,
sur le chemin des roses.

 

 

***

S'enfuir, peut-être, pour mieux se retrouver. Allonger le pas, le presser, se dire qu'au bout y'a le bonheur, le vrai, que ce tunnel n'est noir que si on veut le voir comme tel et que la lumière va jaillir au final comme une éclaircie.
Retrouvailles de pêle-mêle. On se caresse. On se sourit. On s'embrasse jusqu'à avoir le souffle coupé. Le manque d'oxygène nous enivre. Douce folie alors. Le coeur accélère sa cadence. Le galérien cette fois semble voler. Nos yeux se croisent après le baiser, çà chauffe au-dedans, des flammes incroyables et qui nous réchauffent instantanément. Étreinte à n'en plus finir. On se découvre, presque à se mettre à nu devant les autres. Mais, on s'en fout. On est dans notre bulle, comme un dôme qui nous protège. On s'est laissé trop envahir maintenant c'est à nous le bonheur, notre espace, notre souffle. Ils peuvent crever les sceptiques.
Regarde-moi, je pose ma main sur ta joue. J'efface en un instant des blessures d'enfants. Tu me crois, n'est-ce pas ? Ma main est magique. Ta peau est douce, je l'avais imaginé ainsi. J'approche mon visage du tien. J'aimerais être toi. Comment dire, ne faire qu'un. Paume contre paume, yeux dans les yeux. On se sourit comme des enfants. Retour en arrière on a quinze ans. Peut-être même qu'on s'est toujours connu. Le soleil a enfin percé dans ce ciel opaque chargé de neige.
Pas de mots entre nous. Nos gestes, nos coeurs suffisent. Nous savons.

Je suis toi. Tu es moi. Et le monde....

 

 

***

 

Retour,

Le pas nonchalant, la barbe longue, les yeux vitreux de celui qui a trop vécu, même la tristesse semble partie, les larmes ne coulaient plus. Le coeur pourtant est resté plein d'espoir, parfois bondissant comme une réponse lointaine.
Les rues n'ont pas changé. Les visages anonymes des passants, rassurent. Sauf la période, le temps. Il neige désormais et un froid vif réveille la silhouette comme morte. Chez soi, enfin. Se réaccoutumer à ces murs, ces meubles, ces fenêtres. Le silence désormais plus confortable. S
e laisser choir peut-être sur le fauteuil et ne rien voir au fond. Envie d'être seul un moment. La clarté du jour comme seule véritable compagne. La laisser trainer sur le visage comme la main d'une amante.
A-t-il, au final, été oublié ? Oublié comme un vulgaire un vulgaire et banal objet, jeté tout au fond d'un carton poussiéreux et moisi.
Oser allumer son ordinateur lui est en-dessous de ses forces. La peur au ventre. Oublié ? Est-il vraiment revenu ? Est-il réellement là, dans cette pièce semi-claire. Il se sent perdu soudain et n'aspire plus à rien, si ce n'est penser encore et encore. Il ne veut pas crever ce silence qui peu à peu le ramène à la vie, à sa vie. Il écoute son souffle... En vie ! Oublié ?? La question trotte inlassablement dans sa tête comme un refrain très perturbant. Le coup presque du disque rayé qui fout le frisson lorsqu'il saute et que la musique n'a plus sa beauté.
Ses doigts tremblent....

 

 

LAETITIA GAND

 

 

Elle se présente :

 

 

Auteure et chroniqueuse littéraire née à Neufchâteau dans les Vosges (88) en 1979, elle vit désormais dans le Territoire de Belfort (90). Dès l'enfance attirée par les livres et le monde littéraire, elle a suivi des études dans le domaine. Son écriture est variée et sensible passant de la poésie au conte, la nouvelle, le dialogue.... Toujours des projets plein la tête dont un essai et un roman tout en continuant d'écrire de la poésie son art premier.

 

 

- Le roman du temps qui passe, éditions Joseph Ouaknine, 2011

 - Entendez-vous...cette chaleur jaune? éditions Clair de Plume 34, 2012 (plus d'éditeur pour le moment)

- Traces de vie, éditions Omri Ezarti, 2013 ( réédité aux éditions Cana, 2016 ), Mention du Prix Al Bayane de poésie 2013

- Histoires d'eau douce et d'eau salée, éditions Mon petit éditeur, 2014

 

Laetitia Gand - DR  Laetitia Gand - DR

Laetitia Gand - DR Laetitia Gand - DR

Tag(s) : #poèmes

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