Le Capital des Mots.

Le Capital des Mots.

Revue littéraire animée par Eric Dubois. Dépôt légal BNF. ISSN 2268-3321. © Le Capital des Mots. 2007-2020. Illustration : Gilles Bizien. Tous droits réservés.


LE CAPITAL DES MOTS- SALIM SAHRAOUI

Publié par ERIC DUBOIS sur 30 Avril 2011, 16:21pm

Catégories : #poèmes

  LE DECOR

 

 

Le rouge est la couleur      A quoi joue encore ce décor ?

de l'amour ;  le poème                     - Pleinement -

s'en habille parfois pour     Suivant, al[l]ourdissant mon

exhiber      toutes     les      corps, 

passions possibles                         

      Lentement.



  Extrait de "Jusqu'à l'épuisement". Avril 2011

 


  *****

 

L’ÉLÈVE ET LA LEÇON

 

Répète après moi :


La mélancolie
La philosophie


S’endort sur le lit,
N’entend plus le bruit,


Pensant-méditant
Pesant-évaluant


Votre collier blanc
Le lit et le banc


Qui ne lit que très peu de choses.
Qui ne vivent que près des roses.


Question :
Encore ?
[Pensé]


Quel est le sens, intercepté, de ce poème ?
Qu’elle voudrait marcher sans jamais s’arrêter.

 

 

 

Extrait de "Jusqu'à l'épuisement". Avril 2011

 

 

****

 

 

AU PIED DU CIMETIÈRE MARIN

 

Et viennent à moi,
Au moment même de
Contempler,
L’azur
Et la mort
Chantés par des albatros
Et des chats... ;
L’éternelle solitude
 Où la mer
Se réservait.
 
... Les couples, de loin,
Se contemplent
Et suspendent parfois leur mutisme.


Quand surgissent quelques décombres
De la ville noyée
Où Cette
Accueillait sensiblement
Ses malheurs.

 

 

Extrait de "Ecrits de jeunesse" Mai 2010

 

  ******

 

 

LE SURRÉALISME

 

I

 

Le reflet mouvant
Charrie, par temps clair,
L’originelle haine flottante...


Un messie pourrait,
Par la Force du Tout-Puissant,
L’estomper.

 

II


Dans cette nuit,
Légèrement pluvieuse,
Il y a très peu de bruit.


Dans une route en lacets,
Des arbres entrelacés
Tendent de manière superficielle,
Suggérée,
Symbolique,
Cachée,
La main.


Une lumière envoûtante dessinée...


Ces arbres, qui errent dans l’indicibilité,
Sont virtuoses et virtuels.


Des étoiles :
 
Absentes sont les étoiles.

 

Dans cette nuit encore,
– Des ralentissements impitoyables –
Je reviens dans cette route où règnent le noir,
Les ténèbres et l’inconnu...


III


Des états d’âme qui donnent soif.


Sur les pavés de cette ville,
J’écrivais ton nom.


Je me pliais aux ordres de ma Princesse
Et je savais pourtant que c’était dangereux.


 

IV


Prendre [un peu] le temps,
– Observer –


Un oiseau sur des cordes d’une guitare,
Temps de grisaille,
Deux maisons séparées par l’Espace Vide,
Et l’arbre parrain.


V



C’est encore moi,
Coupé en quatre
Comme l’inaltérable irritabilité

 

VI


Penché sur le bord du Vide
Comme cette femme qui vit infailliblement l’Injustice Unique.
Elle vaincra, peut-être, un jour.
Ce sera avec Malice.


***
Enfermée
À double tour,
Buvant un café
  À tort, ...
Laissant derrière des traces palpables,
Méditant ma barbe, me dira-t-elle plus tard.


 
VII
Le deuil est une tour de contrôle.

Il a le monopole sur tous nos ressentis,
Nos valeurs,
Nos mœurs.


Ce fut un grand pays de la Morale.

 

 

VIII

 

De la colère de Barcelone à Bordeaux,
De la Méditerranée à l’Océan atlantique,
Du Soleil à la Pluie,
Du Sourire aux Sanglots
De tes lèvres aux miennes et inversement.
 

  Extrait de "Au milieu de tout" 2010-2011

 

 

SALIM SAHRAOUI

 

 

 

 

Né en 1984, Selim SAHRAOUI intègre un doctorat en Lettres à l’Université Michel de Montaigne (Bordeaux). Il fait une thèse sur la poésie de Paul ÉLUARD.

 

 

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