J 'ai envie du même songe que tu fis un jour de pluie en te rétractant comme la marée se retire à chaque lune.
Tu fus quelques soirs avec ta maison, sur le côté d'un chemin une arabesque de calligraphe, lignes dessinées par les feuilles des arbres, que collecte ta fille, le fruit de ta chair, ta pensée de chacun de tes jours.

 

***


Et juste sera un chemin, un unique chemin dirait le poète, celui où tu te promènes en ramassant la fleur du désert s'ouvrant sur ton âme, fait d'écrits sur des parchemins, pour un conservateur d'une bibliothèque à la largeur et à la longueur démultipliées par les mesures de ton corps.

 

***

 

Améthyste de l'abeille,
si haut est le vol de l'épervier,
vois la glaise des terres sous le chant des grillons,
où se marquent tes pas.
Moi, je te dis reste avec la brise se déposant sur l'orange que tu as mise sur ma table.

 

***

 

Je ne me rappelle plus qui me l'a dit,
entre deux escalades au pic des étoiles.
Le vol de l'aigle y est d'habitude,
la colombe y loge, comme dans une bâtisse pleine de pièces,
le vigneron y soigne ses terres comme un artiste taille une gravure.
Je sais qu'il te faut être prudente de tes gestes sur la terre,
et attendre souvent que la nuit se pose sur toi, pour sortir
toute vêtue de feuilles de nénuphars et de rose à l'odeur de jasmin,
comme un mélodie de l'oiseau qui chante tes robes faites de nature.
Tout finit par se composer aux cimes des montagnes,
en quartiers de poésie, qu'il me faut attendre.

 

 

 

 

OLIVIER CANTENYS

 


artiste-peintre professionnel (diplomé de l'ensba)
site : http://cantenys.net/
écrit de la poésie depuis l'adolescence.
site de poésie :
 

 

 http://poesiesdecantenys.com

publication de 3 poémes dans le numéro 11 (mars 2012) de la revue Art' en-ciel.

Tag(s) : #poèmes

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