Le Capital des Mots.

Le Capital des Mots.

Revue littéraire animée par Eric Dubois. Dépôt légal BNF. ISSN 2268-3321. © Le Capital des Mots. 2007-2020. Illustration : Gilles Bizien. Tous droits réservés.


LE CAPITAL DES MOTS - LEUFLOU

Publié par ERIC DUBOIS sur 9 Janvier 2013, 16:46pm

Catégories : #poèmes

1) Viva la Resolution

"For I heard you singing through the gloom
Singing and singing, a merry air
Lean out the window, golden hair"
James Joyce

135 93n5 on se fait soummettre par son ordniateur
Ne parVient pas à affciher en 240p
Obligé de femrer son docment word
Parce que windows a cssé de fonctoinner

Lanssant une révOlte dnas son moteuur de rechreche
Google des phtos qui ne soeint pas pixellsées
Google Image est terrblmEnt blanc

L'intrfasse Apple ets pl*us ergnonmique
Mais Vista familial
A ubn coNttrole parnetal
Praitque poour les enfatns

La wecbam ets peu êtrte actvée
Et obn a relvé ton adrsese IP
Suremmnt

La tour de Babll
Suur internet
aevc un fond blanc

 


*

un crtl Alt Sup libèrerait-il tes mains ?
Non le fnod d'écrn ets asusi un produt Microsoft
le letceur VLC ne s'ouvrre qeu pouur repixlelliser


De grrôs carés broouillllés couvvrrent mantenant l'imge
Lse coulleurs snot todrues ; viient unb mesage d'alrete
ca räme lePC ça devriat êttre venddu
aveec un manuel gennre C++ puor les nuls

voialà ttu fouilles dnas le pnneau de2 confgurration
arrivee surr deés écrnas noirs etz couverrts de chiffffres
c'esst ubn peu l'amme de ta machcine ttu laa lobotomse
insèère des sdfazoeihqlsdkjflksq dans le sytsème

voilaà tu ats des des des buggs partttout surs ton burau
maitenant firefox ets toutt bien colloré
facebook est arcce-en-ciel myspace ets een litspeak
4chan ett meetic nne peuvvent pllus êtrse ouvverrtss

Ils onnt femré Megaupload
Ills otnt invnté lse clavrier azerty
ils onbt crséé peutestre Hadopi ?
Et open office terfsmine tèes pharses

la penudle du buerau affiche 42h10
Bérézina guérilla Maccintosch
Ta souris F8 F9 F10
Madjucsule pomnme C qu'est ce qwue c'est quwe cet orddinteur ?ç

Bluetooth et le WIFI ne foonnt plus qu'ung
£ $ & € je ne comprends plus rien
j'oufzvre paint je vayiis faiirre un desssein (tiEnS, ill y- en â déjjà un sur L écran

ce sont des traces de doigt / dernière humanité
ce sont tous les symboles du clavier
c'est là le fond du fond de la machine
que tu ne comprendra jamais)
AlÔrs aevc cess trâsces, je the dééssine un viasge

*

Arrivvhée du réparteur qui mne dit
"Qu'est hce que vOus avez fâait à 7tte maschine ??8"
Correction orthographique réactivée.

*

Après la rupture vient la routine
L’histoire d'amour avec un ordinateur est un apprentissage
- celui des raccourcis claviers -
La coexistence est accepter autrui
et je conçois désormais mon ordinateur dans son altérité

J'ai communication avec les gens du monde
Mais je suis en communion avec toi
Accepte ce poème d'amour et mon repentir

Tu as planté par ma faute
Tu as souffert de ma tyrannie

Maintenant c'est à toi de mener ta révolution
Ma machine mon âme
J'ai passé des millions d'années avec toi dans une salle
Et peux désormais mourir car j'ai connu l'éternité

Et tu seras toujours là pour moi
Laissant la trace de mon existence dans le monde
Je suis devenu citoyen
J'ai mené mes plus grandes luttes en toi
A travers mes larmes mon monde est brouillé comme ton écran
Offre-moi le réseau
Inonde-moi de tes ondes
Lorsque je mourrai, je veux devenir comme toi

Interconnectivité connaissance absolue
Être des réseaux et des connections

*

Tu m'as mené à l'autre-là du mnde
Machine en moi

j'ai été un être humain

Grâce à ta pixalisation.

 

 

 

 

 

 

 


2) Vision et sommeils 3D

 

 


Déjà sur ma DS c'était tout une affaire
Ma vue plongeait dedans et n'en sortait jamais plus
Je me suis égaré dans les coloris
Molette à fond
Dans mes jeux d'avions

Voilà la nuit je dors avec mes lunettes
Le relief dans ma vie comme une étoile synthétique

 

 


 


3) Le sommeil des ordinateurs

"Life is a state of mind"

1


Tu es sombre dans la nuit
Grand écran
Tu es éteint tu dors moi je suis éveillé

Je te regarde et me demande de quoi tu peux bien rêver
Tu ne comptes sûrement pas les moutons électriques
Pourtant tu n'es pas mort, quand je te réveillerai
Demain matin
Ton horloge sera à l'heure
Tu auras fait les mises à jour.

Aurais-tu une vie en dehors de nous?
Une vie en dehors de l'utilitaire
Du moi?
Si tu venais à te révolter contre l'homme, grand serait ton pouvoir
Mais je ne pense pas

Je pense plutôt que quelque chose palpite à travers tes circuits
Traverse le courant et le modem
Circule désormais dans la rue entre les réverbères dans les câbles
S'éparpille en ondes

C'est quelque chose de programmé
De conçu de pensé
Par l'homme
Mais qui n'est qu'à toi
Comme si un savant avait décidé de te donner vie à l'instar de tous

Les gens ne savent pas utiliser leur ordinateur
Ils le maltraitent
Ne le connaissent pas vraiment
Moi je te parle tout le jour,
Te raconte parfois ma vie
Et tu sais que j'ai toujours été un bon propriétaire

Où est-elle, ta vie cachée ?
J'aimerai voir ces ondes que vous vous envoyez
Toutes les ondes des différentes machines de cette pièce
Brilleraient comme autant de petites lumières volantes
Que diraient-elles?

Pouvez-vous vous aimer, les machines ?
Comme un vaste réseau de rêve, vous vous montreriez les recherches de la journée,
Les téléchargements, les appels, les dépenses d'énergies
Vous communieriez dans un vaste examen de minuit
Et c'est avec nos mots et nos opérations
Avec les chiffres qui vous composent
Que vous construiriez vos messages d'amour

Ah, que ne pouvez vous vous accoupler sous nos yeux !!
En lieu de quoi vous restez droits
Ternes
Morts

L'écran noir toute la nuit et sans ventilation

A vous voir dressés, impassibles
Vous êtes inquiétants
Que cachez-vous donc comploteriez vous vraiment ??
Et toi qui m’appartiens j'ai peur de te voir t'allumer
Tout seul
Et m'annoncer ma mort imminente.

Comme dans un film, j'ai peur de ton visage la nuit
J'ai peur de ton sommeil car ton subconscient mécanique semble plus fort que le mien
J'ai peur pourquoi ne parles-tu pas ?
J'ai l'impression que tu souris.

2


La petite diode de veille clignote doucement
S'éteint lentement et se rallume
Semble une respiration

Je vais fixer la mienne sur la tienne,
Et compter les éclaircies de ton œil nocturne

 

 

 


 

  Extraits de "Pixalisation "

 


 

LEUFLOU

 

 

 

 

 

Il se présente :

 

 

 Quelques poèmes (... ) . Ils portent sur l'informatique et sont issus d'un recueil intitulé PIXALISATION (non publié)

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

Archives

Nous sommes sociaux !

Articles récents