Le Capital des Mots.

Le Capital des Mots.

Revue littéraire animée par Eric Dubois. Dépôt légal BNF. ISSN 2268-3321. © Le Capital des Mots. 2007-2020. Illustration : Gilles Bizien. Tous droits réservés.


LE CAPITAL DES MOTS - JACQUES ROLLAND

Publié par ERIC DUBOIS sur 27 Octobre 2012, 16:21pm

Catégories : #poèmes

 

 

Le temps, cet invisible qui écroule les murs de nos maisons…

 

 

Tu es l’arbre,

la pierre, l’oiseau, le nuage, la colline, la feuille, le ruisseau …

et à la fin toute ombre de ces choses

dont le cœur bat sous la peau des apparences.

 

 

 

A la croisée des chemins, le choix fut sans doute crucial …

Et la vie a passé, sans retour possible sur ce choix qui l’engagea

toute entière, sans possibilité de savoir si c’était le bon.

Les destins ont toujours un goût d’ironie.

 

 

Un jour (ou plutôt un soir c’est ainsi) on comprend qu’on était d’une seule famille, on reconnaît tout de suite les siens au détour d’un mot, au parti d’un sourire, à l’esquisse d’une dent qui ne veut plus mordre, qui se casse sur la froide brutalité du monde.

 

 

Ce n’est pas qu’il n’avait plus rien à dire, c’est que dire ne lui disait plus rien.

 

 

Un homme élargi au silence…

 

 

Certains jours entre le temps et moi, c’est à celui qui tuera l’autre.…

 

 

Chercher l’essentiel dans l’anecdotique.

 

 

C’est au coup de grâce du bûcheron que l’arbre fait entendre son silence.

Les hommes sans racines sont sourds à ce déchirement.

 

 

 

 

 

Il n’en mène pas haut… Sa vérité n’est pas présentable.

 

 

 

L’obsession de la trace… et cette croyance sans doute fausse, que les mots en disent plus long que tout le reste.

 

 

Cette certitude navrante qu’on éprouve avec certains qu’aucun échange n’est possible, que les mots ne sont pas entendables.

 

 

Le bonheur, ce noceur hypocrite qui prépare dans notre dos les plus mauvais coups.

 

 

J’eusse aimé que toutes les lumières s’éteignissent d’un coup au beau milieu de la fête (cette « fête en larmes » comme dit si bien d’Ormesson), que tout cessât définitivement pour tous et qu’ainsi nul n’eût plus jamais à pleurer l’irréparable perte d’un être aimé.

 

 

 

 

 

 

 

 

JACQUES ROLLAND

 

 


De nombreux poèmes ont été publiés sous son nom ces dernières années dans diverses revues (papier ou en ligne) : Francopolis, Ecrits…Vains, Pleutil, La page Blanche, Comme en Poésie, Les Cahiers de Poésie, Le Capital des Mots… et anthologies : « Poètes face à la vie »( Éditions de l’Athanor) «Du Souffle sous la Plume » n°2, n°3, n°5, n°7 ("Les Joueurs d'Astres" Éditions), « Visages de Poésie » (Jacques Basse - Anthologie n°5 - Éditions Rafael de Surtis) …

 

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Pierre Deschênes 31/10/2012 03:29


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