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Enfance

Toi
rien ne t'est comparable

même l'eau du vent
sur la peau

ni le mimosa en fleur
toi

je ne peux te dire sans danger
de silence

sans danger
d'immédiate fascination toi

tu es
absolument petit

cet absolu me transperce
faut-il

que je te reconnaisse
en moi

pour vouloir ainsi respirer
aux plis

de ton cou de ta peau
notre essentielle

nouveauté

***

paternité

ton visage
le mien
tes cheveux gris
les miens
qui attendent encore
les mêmes rides
bientôt
les mêmes
airs
se reconnaître
ensemble
un jour
quand nos traces
se croiseront
se perdront
je te suis
je ne le sais pas encore


***

Qui nous séparera de l'abîme amoureux ?
Quelles entraves
viendront nous empêcher de nous y recueillir ?

Il est un cri écartelé
qui nous atteint, qui nous maintient
dans cette nuit obscure.

Et nous savons que nous irons nous joindre
au fils de l'homme.

Et dans la tâche du jour gris
nous respirons l'un et l'autre le souffle
où toute nuit s'embrase.

 

 

 

EMMANUEL ECHIVARD

 

Emmanuel Echivard enseigne les lettres à Reims.

Tag(s) : #poèmes

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