Le Capital des Mots.

Le Capital des Mots.

Revue littéraire animée par Eric Dubois. Dépôt légal BNF. ISSN 2268-3321. © Le Capital des Mots. 2007-2020. Illustration : Gilles Bizien. Tous droits réservés.


LE CAPITAL DES MOTS n°20- Octobre 2009- JEAN GEDEON-

Publié par LE CAPITAL DES MOTS ( revue de poésie) sur 1 Septembre 2009, 23:03pm

Catégories : #poèmes

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    • La disparition très provisoire des ukases,

      Le franchissement des sections bariolées,

      Et le canal étroit où se faufilent en silence

      Les truites au dos sanglant de moire.,

      Tout cet étrange et cosmopolite mélange

      De soldats morts au champ d’horreur,

      De putains célèbres aux mollets bleus

      Et d’argousins factices jusqu’au tréfonds,

      Toutes ces histoires cousues de câbles blancs

      Formulées avec condescendance,

      Pour des raisons dites d’état

      Par des sbires obéissants, à des foules anesthésiées,

      Tout cela aurait pu prêter à rire,

      En d’autres temps

      Et d’autres lieux,

      Mais,

      Nous n’en n’étions qu’aux prémices…



      *************************

      Ces cadavres intimes

      Escorteurs de silence,

      Je les ai oubliés, quelque part,

      Tout au fond,

       

      Oublié

      Ce multiple visage,

      Cet inconnu

      Sans nom,

      Qui flotte devant moi

      Comme un drapeau désemparé,

       

      Ce visage si proche,

      Si présent,

      Qui pourtant se dérobe et fuit

      Quand je veux le saisir,

      Icône désincarnée d’une image

      Incertaine,

      D’un passé révolu,

      En attente

      D’incertain.




      *********************


      Un bouquet de verges
      d’or dans le champ du visage

      Illuminant les recoins de l’espace intérieur.

       

      Le sceptre, le bâton de pèlerin, comme des ostensoirs

      Qui tracent sur le bitume le chemin.

       

      Tous les signes qui vont avec

      Et accompagnent.

       

      Petite lumière têtue

      Nimbant le cadavre ingénu

      Qui croit et qui espère.



      **************************

       

      L’inexorable brillance

      Taciturne

      Qui sourd, interminable,

      Dans les replis du vent,

      Est soumise

      Aux caprices aveugles

      De ceux qui ne croient plus

      En son éternité,

       

      Creusant

      Ainsi, chaque jour qui ronge,

      Une fosse

      Commune.



JEAN GEDEON



Ci-après, la notice publiée dans le numéro 15 de la revue "Nouveaux Délits" pour l'ensemble intitulé "Coup de gueule" :

 

Jean GEDEON écrit essentiellement et uniquement par plaisir.

Participe régulièrement à des lectures publiques de poésie. A publié une douzaine de recueils chez Hélices, Clapas, Editinter, et Encres Vives. Certains de ses textes sont également publiés dans de nombreuses revues. Est donc lu, comme ses pareils importants ou obscurs, par une minuscule poignée de lecteurs aventureux.



http://helices.poesie.free.fr


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