Le Capital des Mots.

Le Capital des Mots.

Revue littéraire animée par Eric Dubois. Dépôt légal BNF. ISSN 2268-3321. © Le Capital des Mots. 2007-2020. Illustration : Gilles Bizien. Tous droits réservés.


LE CAPITAL DES MOTS n°17- Mai 2009- Corinne Pluchart-

Publié par LE CAPITAL DES MOTS ( revue de poésie) sur 31 Mars 2009, 23:03pm

Catégories : #poèmes

 

****

AU POURPRE EVENEMENT

 

Au pourpre évènement

qui scie l’arbre à rêves

j’étreins le vide lancinant

des racines effarées.

J’étais- Puis disparue depuis.

Dans l’empierrement de ces indifférences

qui font des coulures d’eau

le long de la vertèbre.

Celle qui tient les rives où les revers se font fossiles.

Dans la déroute des catastrophes

Je suis.

Janvier 2009

--------------

FRÊLE

 

 Un rien te frêle.

Racine qui tord la rive

et se repent de n’être que branche

à toutes ces arrachées de cris.

Elans de vent qui gisent ailleurs

à la frontière qui tient la feuille

et qui s’éteignent dans l’asphyxie du sens…

Un rien te gèle

à la fenêtre désarçonnée

qui grille dans la rouilleur de tes échardes.

Tu traînes tes élancements à vif

à la découpe centenaire du désespoir

-cette frilosité du vivre qui- parfois encore-

suspend ton âme à la dépouille d’une blessure.

 Février 2009

-----------

 

ANGLES

 

Dans l’angle du mur

la parole accumulée

son écume sans goût de sel

son immobilité de vide

 

Angle mort.

 

Ses lignes noires

dans l’infini du blanc

de ses espaces labyrinthes

ses mots sans fin

recommencés dans l’ombre

incandescente de ses chimères.

 

Angles vifs.

 

Le cœur à cri béant

dans l’incendie de mon histoire

les arbres morts, tordus

le long de mon chemin

le souffle manqué

dans l’air indifférent de son départ

 

Angle aigu.

 

Le long du mur de la rencontre

l’espace

le bruit que faisait l’eau sous mes paupières

les lignes noires et blanches

dressées dans les couleurs

 

et moi- dans l’angle vif

de ma rencontre avec son vide.

Octobre 2008

-----------

Soleil en pleurs.                          J'ai passé le chemin

Je jette le sort                             pour décroiser l'aurore

au bout de la jetée.                     au bout d'infinis mondes.

 2007





 CORINNE PLUCHART





 Je suis née en 1966. J'écris de la poésie depuis longtemps.

Jamais publiée chez un éditeur, publiée sur Francopolis fin 2008, un blog poétique ouvert en juin 2008 "Traversée". Un prix dans un concours d'écriture en 2008.Je peins et calligraphie aussi.

 

***





























































Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

Archives

Nous sommes sociaux !

Articles récents