Ce n’était pas un regard

La corde raguée

 

Que tu descendais

Sous le pli de l’aube

 

Pour recueillir les tessons

De mille scintillements

 

 ****

  

Les pas de Li Po

Ancrés dans l’ivresse

 

Cherchent à se souvenir

Des caprices du paysage

 

Semelles de plomb

Autour de lui

 ****

 

 

Au fil du courant

Coupants reflets

D’une voix enbruitée

Encore muette

Tranchée par la rame

Silencieuse du boulevard

 

 ****

  

Canteor dentition de fer

Les traits du visage burinés par le soleil des nerfs

Sang mêlé je tuerai ma mère je tuerai ma sœur

 

Je chante l’extase de l’Andalousie

Révulsant ma voix de granit

Canteor

 

Pour accueillir la poussière la sécheresse

L’absence de l’Afrique

Les femmes se donnent les femmes se donnent

 

Dans l’oubli de mon chant

J’allume un feu dans le désert aride

De mon cœur



CHRISTIAN FUHRMANN



Je suis né en 1965 à Mulhouse, Haut-Rhin. Je travaille dans l’imprimerie. Je démarche les éditeurs pour des romans. POL a reconnu mon talent. Je sens de plus en plus l’appel de la poésie.



****


Tag(s) : #poèmes

Partager cet article

Repost 0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :