Le Capital des Mots.

Le Capital des Mots.

Revue littéraire animée par Eric Dubois. Dépôt légal BNF. ISSN 2268-3321. © Le Capital des Mots. 2007-2020. Illustration : Gilles Bizien. Tous droits réservés.


LE CAPITAL DES MOTS n°15- Mars 2009- Luc Triquell-

Publié par LE CAPITAL DES MOTS ( revue de poésie) sur 1 Février 2009, 00:03am

Catégories : #poèmes

 

le courant d’air du monde… les autres défilent… sans un regard… compassion reportée à demain… quand l’orage ne grondera plus…

le poète est las ce matin… se couvre d’images frelatées… folie de croire aux mots qui s’effacent… au courant d’air qui frôle son amertume…

lassé il laisse passer le vent…



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le soleil est fatigué tant d’années à réchauffer le monde et cette ingratitude qui use même les plus beaux feux le soleil a rendez-vous avec sa mort ça jette un froid dans la galaxie mais nous on s’en fout on continue à insulter les étoiles super nova de mes deux criait l’autre jour l’homme pressé le centre de l’univers il est partout c’est lui c’est elle c’est moi c’est drôle comme on se sent fort quand on est seul et le soleil qui sourit juste par habitude mais il y croit plus à la chaleur des hommes il a froid le pauvre tout seul là-haut à se morfondre même pas une petite étoile se fondre en elle pour l’éternité et mourir dans la lumière

le soleil est fatigué mais nous on s’en fout…




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les mots… sur la corde raide… sonnent parfois aussi faux que l’air du temps… fausse note du siècle qui dérive aux quatre coins des mondes…les mots ont-ils encore le droit de résonner…mots vous qui m’écoutez chanter ma litanie…accrochez-vous au devant de la rampe les démons du siècle ne sont pas encore là…que cela n’empêche pas les hommes de danser… sur le fil effleurer leur avenir et caresser un temps le temps qui pousse son petit cri de hyène…les mots sur le fil toujours à fleur de peau s’en balancent…ils flirtent avec l’éternité…




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Un seul mot blanchir la page

Un seul mot sous les amas des bons sentiments

Un seul mot reflet du monde qui pâlit poliment dans le noir

un soir un seul mot garder espoir

sur le miroir un seul mot gravé

un teint de pêche sur fond





LUC TRIQUELL


Je  suis né le 27 décembre 1955 alors que la France, terre d'adoption de mes parents, grelottait.

Après des études de lettres, j'ai rencontré le métier d'enseignant que j'exerce encore aujourd'hui.

J'ai écrit quelques nouvelles, un petit roman, et je termine une pièce de théâtre.

Bien-sûr le poème m' accompagne et j'ai été publié dans les tomes 1 et 4 de l'anthologie poétique aux éditions Flammes Vives mais jusqu'à aujourd'hui je n'ai pas couru derrière les publications; j'ai eu tort, être lu vaut mieux que se lire.



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