Le Capital des Mots.

Le Capital des Mots.

Revue littéraire animée par Eric Dubois. Dépôt légal BNF. ISSN 2268-3321. © Le Capital des Mots. 2007-2020. Illustration : Gilles Bizien. Tous droits réservés.


LE CAPITAL DES MOTS n°11- Novembre 2008- Editorial-

Publié par LE CAPITAL DES MOTS ( revue de poésie) sur 1 Octobre 2008, 23:05pm

Catégories : #poèmes

VIE ET MORT D’UN POETE FRANÇAIS

 

 

 

 

Le poète Français, s’il naît sous de bons auspices , très tôt commencera à lire, à écrire des petites rédactions qui feront rire ses  jeunes condisciples. Il écrira des poèmes comme une plante nouvelle dont la sève bouillonnante cherche le contact romantique

avec l’autre, qu’il soit puceau boutonneux  ou jeune fille désespérée. Car le poète Français comme tout le monde aime l’amour et ses dérivés. Il fera des études, lira Rimbaud, les Surréalistes, Dada, Rilke, Yves Bonnefoy et les poètes contemporains.

Il forniquera ,comme tout un chacun , tout en continuant à écrire et vers l’âge de 25-30 ans, verra son premier texte publié dans une revue littéraire confidentielle. Dès lors, il saura qu’il écrira pour des prunes. Ses plaquettes de poèmes tirées à cent ou deux cents exemplaires, sous le bras, il essaiera de se faire connaître tant bien que mal, tâtera les nouvelles technologies comme Internet et se fera avoir de toute façon par des éditeurs peu  scrupuleux qui ne lui verseront jamais de droits d’auteurs. Le poète Français ne verra jamais sa trogne à la télé, entendra sa voix dans des émissions radiophoniques

confidentielles, lira quelques mots sur lui dans quelques revues promises à la solderie ou à la benne. Le poète Français est le plus souvent enseignant, psychologue, assistant social

ou documentaliste. Il a un métier annexe qui le fait vivre ou bien il touche le RMI ou la pension d’invalidité. Le poète Français continuera à vivre d’espoir et d’eau fraîche et au fil des années deviendra aigri. Il portera un regard las sur la Littérature et ses  relatives réussites. Il sera alcoolique et son allure d’ombre hantera les allées du Marché de la Poésie, place St Sulpice à chaque solstice d’été. A ses obsèques, on lira ses textes  et on se lamentera de ne pas l’avoir plus aimé et considéré !  Telle sera la destinée d’un poète Français !

 

 

 

 

 

 

 

Eric Dubois.

 

Responsable de la revue « Le Capital des Mots »

 

 

 

 

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