Le Capital des Mots.

Le Capital des Mots.

Revue littéraire animée par Eric Dubois. Dépôt légal BNF. ISSN 2268-3321. © Le Capital des Mots. 2007-2020. Illustration : Gilles Bizien. Tous droits réservés.


LE CAPITAL DES MOTS n°9- Juillet et Août 2008- Athanase Vantchev de Thracy-

Publié par LE CAPITAL DES MOTS ( revue de poésie) sur 4 Juin 2008, 23:03pm

Catégories : #poèmes

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         1.
 

NOCTURNE PRINTANIER

A Sabine Bustros

« Me rassembler moi-même,
me rappeler à moi
jusqu'à ma vérité »

          
Entre deux jeunes bourgeons de camélia,
la pleine lune –
grâce impalpable, ténue, poignante,
douce trinité de la tendresse.

          
A Fleurigny en Normandie, ce dimanche 30 mars, Anno Domini MMVIII

Glose :

Camélia (n.m.) : les camélias, de la famille des Théacées, constituent une éblouissante famille d'arbustes (arbres), dont la splendeur illumine les jardins de décembre à mars. Rouges, roses, blancs, jaunes, les camélias ont des fleurs simples ou doubles. Il existe quelque 250 variétés de camélias. C'est le fameux botaniste suédois Carl von Linné (1707-1778), désigné tantôt comme « le Prince de la botanique », tantôt comme « le Pline du Nord », ou « le second Adam » qui donna son nom à cet arbuste ou arbre d'après le nom du jésuite morave (auj.  Slovaquie) Georg Joseph Kamel (1661-1706).

Originaires d'Asie tropicale, les camélias ont un feuillage sombre et vernissé. Leur floraison est opulente, le plus souvent printanière, mais aussi automnale. Les camélias sont des arbustes persistants idéaux en climat doux, océanique, jusqu'en région parisienne. La hauteur de ces arbustes varie de 1 à 10 mètres. Les fleurs du camélia rappellent les roses, les pivoines et les œillets. Nom chinois : cháhuā, nom japonais : tsubaki, « arbre à feuilles épaisses ». Au Japon, le camélia est connu pour être la fleur annonciatrice du printemps.

 
 
2.
 
TROIS VOLUBILIS

A John Kaser

« Par-delà le bleu nuit
Des volubilis
Passent les jours et les mois »

          Ishida Hakyô


I.

A Shôno Takeshi

L'illimité, l'éternité, l'infini –
Ne sont-ils pas partout autour de nous, en nous ?
Mais le plus grand miracle, ô âme,
N'est-il pas la vie elle-même ?


II.

A Suzuki Shin'ichi

J'entends le printemps chanter
dans la voix des merles.
Elle est là la saison des amours.
Qui pourrait en douter
en entendant
le chant des merles ?

III.

A Hihara Tsutae

La blancheur fraîche des draps parfumés –
La lune de mai dans leurs plis,
Odeur de l'être que j'aime.

          
Paris, le 26 mars 2008

Glose :

John Kayser : jeune poète lyrique américain.

Ishida Hakyô (1913-1969), Shôno Takeshi (né en 1970),  Suzuki Shin'ichi (né en 1957), Hihara Tsutae (né en 1959) : quatre remarquables maîtres du haïku.

Volubilis (n.m.) : asagao en japonais. Ce mot signifie littéralement « visage du matin ».

 

ATHANASE VANTCHEV DE THRACY

 

 

Athanase Vantchev de Thracy est sans doute l’un des grands poètes contemporains français. Né le 3 janvier 1940 à Haskovo en Bulgarie, cet homme d’immense culture, parlant plusieurs langues, poursuit, pendant plus de dix-sept ans, des études supérieures dans les universités les plus prestigieuses d’Europe où il fait la connaissance approfondie de la poésie mondiale.  

 

Athanase a écrit 29 recueils de poésies (en vers classiques et en vers libres) couvrant presque tous les spectres de la prosodie : épopées, odes, sonnets, bucoliques, idylles, pastorales, motets, ballades, élégies, rondeaux, épodes, satires, hymnes, thrènes, lais, épigrammes, épitaphes, virelais, etc.

 Il publie une série de monographies et une thèse de doctorat sur « La symbolique de la lumière dans la poésie de Paul Verlaine ».  Il rédige, en bulgare, une études sur le grand seigneur épicurien Pétrone « Petronius Arbiter elegantiarum », et une maîtrise, en langue russe, intitulée « Poétique et métaphysique dans l’œuvre de Dostoïevski ».

 

 

Grand connaisseur de l’Antiquité, Athanase consacre de nombreux articles à la poésie grecque et latine. Lors de son séjour de deux ans en Tunisie, il publie successivement trois ouvrages sur les deux cités puniques tunisiennes : « Monastir-Ruspina – la face de la clarté », « El-Djem-Thysdrus – la fiancée de l’azur », « Les mosaïques thysdriennes ». Pendant ses séjours en Syrie, en Turquie, au Liban, en Arabie Saoudite, en Jordanie, en Irak, en Egypte, au Maroc, en Mauritanie, il fait la connaissance émerveillée de l’islam, et passe de longues années à étudier l’histoire sacrée de l’Orient. De cette période date sa remarquable adaptation en français de l’ouvrage historique de Moustapha Tlass « Zénobie, reine de Palmyre ».

 

Il consacre entièrement les deux années passées en Russie (1993-1994) à l’étude de la poésie russe. Traducteur d’une pléiade de poètes, Athanase est lauréat de nombreux prix littéraires nationaux et internationaux.

 

                                   

                                    Marc-Maurice Galan de Galerneau

 

 

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