Le Capital des Mots.

Le Capital des Mots.

Revue littéraire animée par Eric Dubois. Dépôt légal BNF. ISSN 2268-3321. © Le Capital des Mots. 2007-2020. Illustration : Gilles Bizien. Tous droits réservés.


LE CAPITAL DES MOTS n°6- Avril 2008- Michel d'Oste-

Publié par LE CAPITAL DES MOTS ( revue de poésie) sur 1 Mars 2008, 00:01am

Catégories : #poèmes

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LE PONEY
 
Le poney que l’enfant avait dessiné sur la feuille de papier se trouvait colorié d’une couleur qu’il n’aimait pas.
Il trouva dans le cartable de l’enfant un crayon d’une couleur qui lui plut. Il s’en barbouilla le corps.
Quand l’enfant montra son dessin à la maîtresse il obtint la meilleure note de la classe.
Souvent les artistes peintres se font dominer par leur sujet.
 
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LA CERISE SUR LE GÂTEAU
  
Le serveur a mangé la cerise sur le gâteau.
Aux yeux et à la barbe des clients. Personne ne s’en était aperçu. Sauf le petit garçon qui s’est mis à pleurer.
On lui demanda pourquoi il pleurait, il  répondit qu’il voulait la même cerise que celle du gâteau de la table voisine.
On appela le serveur qui jura qu’il n’y avait jamais eu de cerise sur ce gâteau.
Alors le petit garçon prit la part du gâteau que se mère venait de lui donner et la balança dans la figure du serveur.
On punit le petit garçon.
 
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Le lion
              
 
Le gros lion en pierre en haut de l'escalier d'honneur, drapé en Sa majesté, hautain et menaçant gardien invo­lontaire
d'un château devenu musée n'a que faire du bruis­sement de la forêt voisine. Le chien du conservateur qui vient tous les matins s'oublier au bas de ses pattes, sous le museau et qui le nargue sous prétexte qu'il est vivant et pas lui… Ferait bien de se méfier, car le gros lion rumine depuis longtemps une vengeance à la hauteur de son mépris. Quel démon bien­veillant, amoureux des lions, un soir d'orage, a dirigé la foudre à cet endroit précis et d'un coup sec a descellé un bloc de pierre
sans que personne jamais ne remarquât l'inci­dent ?
Un matin d'hiver le chien du conservateur, à son habitude vint s'oublier à cet endroit et pourquoi a-t-il fallu que l
e vent se mêle de l'affaire et fasse tomber la pierre bran­­lante sur le dos du chien et lui casse les reins ?
On enterra le chien imprudent au fond du jardin, ce jour-là, il neigeait. Le gros lion se vit recouvrir d'un épais
matelas de neige, cela lui convenait, ses gros yeux globuleux s'obstruèrent au point qu'il ne vit rien de la scène.
Aucun remord, jamais, ne vint effleurer son esprit !
 
 MICHEL D’OSTE
 
MICHEL OSTERTAG
 
La poésie a toujours accompagné sa vie, depuis ses premiers poèmes d’adolescent jusqu’à ceux d’aujourd’hui. Publié très tôt dans des revues littéraires, notamment à la « Table ronde », la poésie a été la trame de fond de toute sa vie. Après des études techniques, puis d’économie, il a exercé des responsabilités diverses dans des groupes internationaux. Sur le tard, il a entrepris des études universitaires en Histoire des techniques (diplôme de DEA). Il publie également dans des revues papier comme Poésie-sur-Seine, Poésie/Première. Il a été lauréat du Centre Froissart avec son recueil « Loin du silence des étoiles »
Il est connu dans les revues littéraires du Net comme www.ecrits-vains.com et www.francopolis.net
Parisien de naissance, marié, deux enfants, aujourd’hui retraité.
En automne 2006, aux
Éditions Poiêtês, est paru son recueil « Jalons » et en janvier 2008, chez « Encres vives » un recueil intitulé « Brisures » .
 
 
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