Le Capital des Mots.

Le Capital des Mots.

Revue littéraire animée par Eric Dubois. Dépôt légal BNF. ISSN 2268-3321. © Le Capital des Mots. 2007-2020. Illustration : Gilles Bizien. Tous droits réservés.


LE CAPITAL DES MOTS n°3- Janvier 2008- Gwennaël Tristan Houdayer

Publié par LE CAPITAL DES MOTS ( revue de poésie) sur 26 Décembre 2007, 00:00am

Catégories : #poèmes

Eternels embrasés
 
 
 
 
La dense nuit
Anime nos corps,
Restaure nos vernis,
Les mains lasses tressautent.
 
La grande dame
Aux longues mains d’argent
Joue du bois, des fils, de nous.
 
 
 
Forcés à danser
Une valse que l’on abandonne,
Un menuet de corps,
Etreinte démantibulée.
 
 
 
La sombre artiste dirige
Mais les âmes effleurent les cœurs.
Le bois s’embrase.
 
L’atroce enfant nous malmène,
Elle domine le chêne
De nous deux, pantins.
 
Elle nous donne ses nuits vie.
Elle nous tourmente ses soirs, 
Deux marionnettes, une âme,
Qui s’attisent et s’aiment, cachés à jamais.
 
 
 
Je t’enlace
Rien qu’un seul instant,
J’agrippe ton cœur
De ma bouche en feu.
 
Que flambent mes veines
Rien qu’une seconde.
S’embrase ta peau,
Perfection polie.
 
 
 
 
 
Danse, et que batte la sève.
Elle bout et me brûle
Dans chaque rainure.
 
Danse, au bout de mes doigts,
Mais au creux de moi
Tu virevoltes, sans cesse.
 
 
 
Elle nous sépare
Mais nos coeurs sont mêlés.
Nos corps lui appartiennent,
Sa danse nous érode.
 
En toi je flamberai.
Pour toi je mourrai là,
Fumant bois consumé.
Et notre âme s’échappe.
 
Libres, ô mon amour :
Sacrifie ta danse.
Attise avec moi,
Et brûle, ô mon amour…
 
Eternels embrasés.
 
 
29 mars 2005 – 04 avril 2005
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Cité des Artistes
 
Les ombres marchent dans la rue,
Leurs amours des arts de côté ;
Sans mots, notes, couleurs qui raniment
Et réveillent l’esprit ;
 
Sans ces mots sensuels et profonds
Que l’on murmure,
Qui s’imposent comme une paix douce.
Puis l’on décèle en un lieu libre….
 
La Cité des Artistes
Qui sans contrainte s’anime aux mots en vie…
La Cité des Artistes :
…Immortelle
 
Il y a juste à la trouver en soi :
Une cité où l’on dit tant de mots
Sans jamais ne s’entendre en dire trop ;
Une cité où l’on dit tous ces mots :
 
La Cité des Artistes                                             Mêmes raturés,
Sans contrainte s’anime aux mots en vie…                  Le fond, la forme
A la Cité des Artistes,                                            la respirent
Enclave libre…                                      La vie d’artiste
 
Marche vers la Cité des Artistes
Où toujours les plumes y chantent ;
La cité des artistes :      
Les lèvres y écrivent.
 
Tous les espoirs brillent dans les yeux ;
Puis les envies lascives s’élèvent…
Laisse les mots, les notes s’insuffler
Et emplir l’esprit d’Immortel…
 
La Cité des Artistes
Résonne…                                                   Pour le plaisir…
Tous ces mots en liesse,                                      Ils respirent la vie.
Libres comme l’air…
Des bouts de leurs ailes,
Les plumes y chantent
Toutes les envies
Et les lèvres les écrivent
 
La Cité des Artistes, la Cité des Artistes, la vie…
 
8-10 mai 2006
 
GWENNAEL TRISTAN HOUDAYER
 
 
Gwennaël Tristan Houdayer. Ma vie s’anime comme celles de mes personnages par passion, celle de l’écriture bien sûr, de la musicalité tout autant, celle aussi des détails de la vie qu’il faut savoir remarquer pour mieux en apprécier la moindre seconde. Chaque détail compte, chaque événement de l’existence, de notre entourage, de ce que j’ai pu entendre au hasard de paroles happées à l’écoute de radios, journaux ou inconnus de rues et chemins.
 
Il y a tant à découvrir, ressentir, exprimer, peindre en mots, écrire à la voix, murmurer et crier de la main…
 
Mon premier roman « David & Goliath » a été publié aux Editions Le Manuscrit en 2006, une sélection de poèmes aux « Cahiers de poésie », ainsi que quelques nouvelles à la « Revue de L’Être » et la « Revue Noir et Blanc ».
 
 
 
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