Le Capital des Mots.

Le Capital des Mots.

Revue littéraire animée par Eric Dubois. Dépôt légal BNF. ISSN 2268-3321. © Le Capital des Mots. 2007-2020. Illustration : Gilles Bizien. Tous droits réservés.


LE CAPITAL DES MOTS n°1- Novembre 2007- Olivier Keriven-Christophe Condello-Guy Créquie- Michel d'Oste- Roger Lahu

Publié par LE CAPITAL DES MOTS ( revue de poésie) sur 10 Novembre 2007, 00:00am

Catégories : #poèmes

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WHEN A MAN LOVES A WOMAN .


Alors, l’homme supplie
la voie de l’ermitage
Dharma Dharma

Le peuple se bat pour la liberté
Pourquoi faire ?

Alors, l’homme descend de la colline
et se mêle à la foule

All day groove Karma

Alors, l’homme jure
qu’il ne pleurera plus d’amour

Lâcheté hypocrisie
Souffrances différence
Le reste se fond dans l’histoire
Cris de guerres et de désespoir

Alors, l’homme se perd hallucinations

Fantasy
Le rythme de la cloche
est soluble dans le chaos

Alors, l’homme rêve et rêve encore
allongé face au ciel

Plus haut que les murs
Soul of a man
Détonations
Dons refusés ou acceptés
Veux tu bien danser avec moi ?
In a land of misery

Alors, l’homme chante dans la nuit

I love you baby

Alors, l’homme dissipe la brume
Equations
Imagination
Abstraction
Délires de raison

Alors, l’homme se fond dans le blues

Il voit des gangs se battre
dans les rues de New Mexico
Et des avions survoler la jungle
Dévastation
Terre noire et cendres

Alors, l’homme décroche un fusil
et s’explose à la cocaïne

Alors, l’homme disparaît
au coin d’une ruelle
ou d’un programme piraté

Il s’enfonce dans le sel et la glace
Il oublie tout
Neurones Saturations
Extensions aux limites lointaines

Alors, l’homme se branche sur le coeur
Il n’existe plus
Il court
Il est parcelles
et source
et foi et fin aussi
Fin The End
Il respire le vent
et fuit dans la forêt

Alors, l’homme s’assoit en silence
et médite . . .

« When a man loves a woman » .
 
 
 
OLIVIER KERIVEN
 
OLIVIER KERIVEN

 

né à peu prêt en même temps que le rock n roll, bercé par le jazz et

 illuminé

par la poésie beat . 35 ans d'activisme dans les milieux musicaux et

 poétique .

 

co-fondateur des associations Chaman et Notes sur Ecrits .

co-fondateur des groupes de poésie musicale Chaman, Poétic Vibes et Ire

 Tendre .

fondateur de la revue "La Parole du Cétacé" .

 

Musicien, auteur-compositeur, arrangeur, organisateur de spectacles,

écrivain ( poésie, nouvelles, roman, théâtre ), graphiste .

 

 
 
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Tu
 
 
Ta main invente
 
des peaux.
 
Épices obscures
 
entre terre et ciel.
 
 
 
Les montagnes les plus hautes
 
finissent
 
par t’appartenir.
 
 
**
 
Ta voix se lève,
 
à peine un tremblement
 
de branches nues.
 
 
 
L’aube glisse
 
d’autres murmures.
 
**
 
 
Tu sais tout
 
de l’univers.
 
 
 
Le chemin se tait,
 
une fleur déjà
 
ouvre l’aurore.
 
 
 
 
CHRISTOPHE CONDELLO
 
 
 
 
 
 «Le jour qui s’attarde» (éditions Éclats d’encre) octobre 2007
 «La seconde résurrection» (éditions du Cygne) mars 2007
 «L’ailleurs éparpillé» (éditions du Loup de Gouttière) 2005
 «Évelyne Voldeng, sourcière de mots» sous la direction
 de Mme Francine Chicoine , 2004
«Les jours fragiles» aux éditions du Noroît en 1997
 
 
Membre de l’U.E.R.A. (Union des Écrivains de Rhône-Alpes).
Assistant à la direction de la revue Brèves littéraires,
responsable de la poésie en 2003 et 2004.
Membre du jury du prix Jacqueline- Déry- Mochon en 2003.
Membre du conseil d’administration de la société littéraire
de Laval en 2002 et 2003.
 
http://spaces.msn.com/christophecondello/
                                              
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PARTAGE......et AMOUR
 
 
Je te délivre un son
Une rose à la main
lorsque mon corps assoupi
Lira le dernier vers
De mon poème ultime
 
Il n'y a plus de saison
le temps va s'accomplir
Seul restent
Inscrits vivants dans l'espace
 
Haleine framboisée
Souffle aromatique
Harmonie des desseins d'attente
 
Halo de lune
Qui étire son voile
Ombres et lumières mêlées
Pour à jamais
Dire le partage et l'amour.
 
 
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UN VISAGE
 
 
Un visage unique
Aux longs cheveux d'absence
Avec ses dunes de sable doux
 
Lèvres sans voix
Au rouge suggestif et apaisant
 
Yeux de lumière
Qui éclairent ta vie
Suscitent mon énergie
Captent mon désir
 
Reflets spécifiques
Aucune autre muse
Ne possède tes reflets
Le cristal de ta voix
la beauté de tes formes
 
Tu es : tout
le reste semble mort
ta vie est la vie
La mienne est engloutie.
 
 
 
GUY CREQUIE
 
Guy Créquie : « Poète et écrivain, je suis l’auteur de 16 ouvrages publiés : 8 essais de société et 8 recueils poétiques. Ma première publication date de 1981.
 
D’abord intéressé par le dialogue entre marxistes et chrétiens, j’ai élargi ma sphère d’intérêt à l’ensemble des religions et philosophies et à d’autres aspects des sciences sociales et humaines.
 
Présentement, je prépare un essai intitulé : « la révolution de l’esprit ( pour l’humanisme en action ) et un essai poétique sorte de testament de ma pensée que j’ai appelé : » Paroles poétiques à nos successeurs. »
 
Je suis :
-          Messager de la paix du manifeste 2000 de l’UNESCO,
-          Lauréat de l’Académie Européenne des arts,
-          Titulaire de la médaille de vermeil de la société académique : « Arts-Sciences-Lettres,
-          Docteur Honoris Causa de l’Académie mondiale de la culture et des arts,
-          Représentant français au sein de IFLAC (forum mondial de la littérature et de l’art pour la paix.)
 
Actuellement, je suis impliqué dans la préparation du premier festival et congrès mondial des poètes sur le thème de la paix qui se tiendra à Paris du 19 au 23 septembre 2007.
 
J’ai contribué à un calendrier de l’ère radieuse traduit en 12 langues, rédigé par 27 auteurs internationaux dont je suis, et publié par l’université de Saint –Pétersbourg. Je suis engagé dans le projet d’une chaîne internationale de télévision reliée par satellite, consacrée à la culture de la paix et de la non-violence.
 
Fait à Vénissieux le 26 mars 2007 ».
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
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Pour un peu de vent, un jour de pluie,
 
Pour un peu de vent, un jour de pluie
J'ai voulu vivre à tes côtés.
Le temps d'une averse, le temps
D’un rayon de soleil, j’ai mis mes pas dans les tiens,
J’ai respiré ton odeur, ton parfum,
Senti ta peau au-travers de ta robe,
Le temps d’une averse, l’éternité s’est tue,
Mes yeux se sont embués d’eau salée, de tristesse, peut-être,
Je nous voyais, tous les deux, côte à côte, avançant d’un pas
Parallèle, dans la même direction, mais il pleuvait fort,
Et la route manquait de visibilité, je ne voyais que tes cheveux
Et rien au-delà… Le soleil est revenu et nos yeux se sont ouverts
Nos routes se sont séparées, c’est moi qui avait voulu vivre
A tes côtés, un court moment de printemps, quand les âmes
S’enflamment et que la raison perd pied…
 
J’évite, désormais, de sortir les jours de grand vent, de trop
Grand soleil, la pénombre est mieux mon royaume !
 
 
 
MICHEL D’OSTE
 
Michel Ostertag
Publie également sous le pseudonyme de Michel d’Oste
 
La poésie a toujours accompagné sa vie, depuis ses premiers poèmes d’adolescent jusqu’à ceux d’aujourd’hui. Publié très tôt dans des revues littéraires, notamment à la « Table ronde », la poésie a été la trame de fond de toute sa vie. Après des études techniques, puis d’économie, il a exercé des responsabilités diverses dans des groupes internationaux. Sur le tard, il a entrepris des études universitaires en Histoire des techniques (diplôme de DEA). Il publie également dans des revues papier comme Poésie-sur-Seine, Poésie/Première. Il a été lauréat du Centre Froissart avec son recueil « Loin du silence des étoiles »
Il est connu dans les revues littéraires du Net comme www.ecrits-vains.com et www.francopolis.net
Parisien de naissance, marié, deux enfants, aujourd’hui retraité.
En automne 2006, aux
Éditions Poiêtês, est paru son recueil « Jalons » et en janvier 2008, paraîtra chez « Encres vives » un recueil intitulé « Brisures »
 
 
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            ALTER
(genèse in progress)
 
Un monde n’existe pas
pas encore
ça va viendre ! oh tout doux ! nulle impatience !
il en faut du temps pour créer un monde
et le temps qu’il faut je ne l’ai pas encore
déclenché
le temps c’est comme avalanche
ça peut se déclencher
mais gaffe à vos abattis quand c’est « top ! » parti
no rescue
pas de touche rewind
alors j’y vais mollo je me tâte je tergiverse j’ose pas
je sais ce qui nous attend
cette drôle de sensation de « déjà vu » -
mais le temps et si
on lui déréglait son sort
« in fine »
à la fin « des » temps ? -
ça serait bien , non ?
 
alors ne nous resterait que l’espace
les espaces
 
les blancs
 
 
les sauts     
à la ligne
 
 
allons donc
à la pêche à la blanchaille
 
fritures fritures nulle
n’est ce pas obligation de pêche
 
 
« aux gros »
 
 
 
****
 
ah l’espace ! parlons en
devenu désormais « my space »
passé sous la toise «  moi-je »
autant dire guillotiné (et la lame
coupe mal)
(beurk ça saigne à gros caillots
De faux sang ketchup)
 
inventons donc l’espace
un espace
 
autre que le piètre retour
 
du même
 
à la ligne
(et toujours pas de « touches »
ça décidément ne mord pas)
 
appâtons appâtons
 
***
 
 
tout cet espace vide
m’effraie
envie d’y mettre quelque chose
du chameau comme sur la place de Honfleur ?
 
non
du gnou
 
je crée donc le gnou
 
et je me repose
 
***
 
à vue de nez mon monde
existe
il pue
la bouse de gnous
ils grouillent ces bestiaux laids
autour des points d’eau
que je n’ai même pas encore créés
 
(alors pas de fritures ?)
 
il faut que j’établisse une chaine
écologique
un équilibre
même précaire
 
je ne peux quand même pas
leur griller leur absence de savane
par un réchauffement climatique soudain
faudrait inventer l’homme
et les grandes oil compagnies
 
(hors de ma portée
ces créations là)
 
j’y mets juste un peu de fauves
 
ça va commencer enfin
à saigner
 
*****
 
« struggle for life and biz’ness show »
ça y est c’est parti
pour de bon
rivière sans retour
 
enfin les premières barbaries
en guise de BO le banjo
de « délivrance » 
pour couvrir un peu les mugissement d’agonie
des gnous éventrés
 
ah les beaux bouillonnements
d’entrailles sanguinolentes
 
« my space » commence à vivre
 
je vous invite ?
je mets votre « lien » on line ?
quel tag ? gnou ou fauve ?
 
 
(à suivre)                       
 
 
ROGER LAHU
 
Roger Lahu a déjà vécu un demi-siècle et est père de deux enfants . Nulle autre « certitude établie » .
 
Dernières publications :
 
« Les Anguilles » ( éditions L’Idée Bleue 2005)
« Le décor de l’envers – carnet d’aventures d’La Théorie d’La Poésie » (éditions Carnets du Dessert de Lune 2006)
« The (ya) basta of H.K » (éditions Microbes 2006)
                    « It does’nt stop » (éditions Wigwam 2007)
“des pas dans la neige (sans neige)” (editions potentille 227)
 
Co-anime la revue LIQUEUR 44 avec ses compères Y. Artufel et JC. Belleveaux
Contact : roger.lahu@wanadoo.fr
 
 
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