Le Capital des Mots.

Le Capital des Mots.

Revue littéraire animée par Eric Dubois. Dépôt légal BNF. ISSN 2268-3321. © Le Capital des Mots. 2007-2020. Illustration : Gilles Bizien. Tous droits réservés.


LE CAPITAL DES MOTS - MAYA PETERS

Publié par Le Capital des Mots sur 26 Mars 2020, 15:38pm

Catégories : #poèmes

La terre infâme

 

 

 

J’ai émergé de la terre.

D’une terre humide et froide je suis née

Telle une fleur sortant des tréfonds de la planète Bleue,

J’ai pris ma place dans ce vaste monde obscur.

Prenant l’écriture pour meilleure compagne,

J’ai écrit des centaines de lignes remplies d’amertume et de regrets.

Mes mots coulent comme une rivière dans une montagne des Alpes.

 

J’ai fait tout ce que la mer m’a demandé.

 

J’ai rallumé les étoiles une par une pour redonner un peu d’espoir à l’Univers.

J’ai appris à chaque humain que leurs yeux reflétaient leurs âmes.

Je me suis donnée comme seule leçon de ne plus jamais ressentir l’infâme colère.

 

 

 

 

***

 

 

 

Le feu

 

 

 

Quand la pourriture prendra feu,

Que le monde ne sera plus que cendres et douleur.

Dis-moi que tu seras là pour moi,

Pour me tenir la main,

Et pour me dire que tout va bien se passer.
Tes mots sont restés,

Autant que mes larmes ont perlé.

L’amour est infertile,

Si la galaxie est sans étoiles.

 

Croire en nous fera revenir les nébuleuses.

 

Garder espoir fera renaître un soleil obscur,

Aimer les âmes fera de nous des êtres comparables à la lumière.

 

Et nous serons à nouveau sereins.

 

 

 

***

 

 

 

Une empreinte

 

 

 

Je laisserai mes empreintes dans les tréfonds de la Terre,

De l’Univers instable.

De mes mains, je transpercerai ton coeur de verre,

Tes yeux couleur ciel.

Le vent nous rendra plus vivants.

Les paroles seront douces.

La source de la vie sera fraîche et désaltérante.

Ici je planterai les rêves,

Là-bas, ils cueilleront les étoiles.

 

Âme vivante, coeur mort.

Corps vivant, âme morte.

 

Plus rien ne vit ici,

Les feuilles se meurent,

Et le cosmos hurle ses peines étoilées.

Le feu consumera tout sur son passage.

Le vent ravivera les joies et le bonheur.

 

Faute de pouvoir changer d’ère, je veux pouvoir changer d’air.

Le jour se lève, la nuit s’endort.

 

Je me perds ici, ce n’est pas le paradis.

Un monde instable qui marche comme un funambule sur le fil conduisant à la blanche colombe,

Ce n’est pas un bel univers.

 

Mais c’est le nôtre.

C’est vide là,

Mais comme un été qui s’en va,

Un jour ou un autre l’équilibre revient.

 

 

 

MAYA PETERS 

 

Voici le mail que m'a adressé Maya, aujourd'hui , elle se présente :

 

Je m'appelle Maya Peters. Je suis une jeune lycéenne de seize ans.

J'étudie en première à Marseille.

Ma passion est depuis plusieurs années l'écriture et depuis peu, je me suis lancée dans la poésie.

Je voudrais, plus tard, me destiner à une carrière dans le monde de la poésie mais également de l'enseignement.

Je me suis également lancée sur Facebook qui possède une grande communauté de poètes.

© Maya Peters - DR

© Maya Peters - DR

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