Le Capital des Mots.

Le Capital des Mots.

Revue littéraire animée par Eric Dubois. Dépôt légal BNF. ISSN 2268-3321. © Le Capital des Mots. 2007-2020. Illustration : Gilles Bizien. Tous droits réservés.


LE CAPITAL DES MOTS- MARIE-JOSÉ PASCAL

Publié par Le Capital des Mots sur 14 Mai 2018, 16:16pm

Catégories : #poèmes

Le ciel était de marbre


 

Ce furent des nuits entières à compter les étoiles,

A l'encre de ce ciel resté indéchiffrable,

Des questions qui fusaient au-delà des énigmes

Et des colères de feu qui embrasaient les cendres,


 

Ne sachant plus quoi faire de la désespérance,

Nous la jetâmes au pied des bûches qui flambaient

Et les étoiles mornes se firent plus pressantes

Le ciel retrouva ses aspects familiers,


 

Nous attendions toujours une once de miracle,

Mais malgré ses aspects, le ciel était de marbre

Nous comprîmes soudain, l'espace d'un éclair

Qu'il nous faudrait ensemble affronter le destin,

Et nous fîmes barrage aux idées les plus noires,

Pour répondre à la vie qui sommeillait en nous.


 

 

***

 

L'homme et son ombre


 

Celui qui ne regarde que son ombre projetée

Par une lampe en souffrance, creuse chaque jour sa tombe,

Est-il habité par la peur, cette peur de l'inconnu

Qui le cloue au seuil de sa maison,

Insensible au frémissement impalpable des êtres,

Indifférent au chant pourpre de la lumière !


 

Pourtant, à la cime des arbres, la rosée du matin tisse

Des perles de joie

Et l'herbe noyée de pétales de roses

Pleure la pureté des ruisseaux engloutis,


 

Celui qui ne regarde que son ombre

Se détourne du présent et de son évidence,

Il est prisonnier d'une toile invisible

Où les rayons du soleil ont cessé d'exister

Pourquoi aurait-il peur de la mort ?

Lui, dont la vie n'a été qu'une nuit en attente.



***

 

Le printemps est-il la saison des poètes ?


 

Le printemps est-il la saison des poètes

De ceux qui vont chantant un bouquet à la main,

De ceux qui sous les draps glissent des mots d'amour,

Quand les premiers émois de la nature en berne

Réveillent des passions aux ardeurs infinies,


 

Ou n'est-ce qu'un trompe- l'œil pour vivre

Après l'hiver et chasser la grisaille

D'un ciel mélancolique traînant derrière lui

La brume entêtée de matins sans soleil,


 

Chacun a sa réponse qui sonne claire et vive

Dans l'air d'un temps nouveau

Où tout n'est que sourire et fraîcheur ressentie,

Chacun a sa réponse mais je garde la mienne,

Pour des soirées d'hiver où l'ennui sans raison

Frappera un grand coup me laissant solitaire,

Un livre sur les genoux.

 

 

 

MARIE-JOSÉ PASCAL

 

 

Elle se présente :
 
 
 
J'ai publié dans une dizaine de poésies dans la revue " Humanisme Harmonie ", un texte dans la revue Allal Art thérapie,  en 2O17 " Le chant des Profondeurs " dans une anthologie de Flammes vives, ai participé avec les Souffleurs de Vers  à des lectures de poésie, lors du Printemps des poètes et écrit quelques textes sur le blog du " Capital des mots " d'Eric  Dubois, par le  passé j'ai partagé des lectures de textes à l' Arsenal de Nogent le Rotrou et à Chartres.  A travers la poésie, j'essaie de mettre en scène des personnages anonymes ou plus connus avec des mots du quotidien, des expressions familières utilisées différemment pour établir un lien étroit entre le réel et l'imaginaire.
 

 

 

Marie-José Pascal - DR

Marie-José Pascal - DR

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Bars jean-Pierre 14/05/2018 20:55

...et nous fîmes barrage aux idées les plus noires....la vie qui est en nous.
Merci pour ce poème qui me touche maintenant....
Jean-Pierre

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