Le Capital des Mots.

Le Capital des Mots.

Revue littéraire animée par Eric Dubois. Dépôt légal BNF. ISSN 2268-3321. © Le Capital des Mots. 2007-2020. Illustration : Gilles Bizien. Tous droits réservés.


LE CAPITAL DES MOTS - CARL KUATE FODOUOP

Publié par Le Capital des Mots sur 4 Janvier 2018, 19:51pm

Catégories : #poèmes

Euterpe

 

Jusque dans mes rêves tourmenté

Toujours mais jamais par toi

Et tes suaves mélopées

Au courant d’un étrange tournoi

Confrontant prouesses sculptées

Dussé-je mourir sur la croix

Pour ceci faire cesser.

 

Sans cesse songeant à ta singulière 

Beauté

Moi qui afin de caresser ton corps

Eusse pris d’assaut le Pirée

Je m’interroge : 

Pourquoi ne nous sommes-nous pas encore

Embrassés?

 

Je te désire à l'aurore

Dans mes bras allongée.

Je désire à l'aurore

En ton sein me délecter.

 

Rose

 

Et fleur

Efflore

Efflorescent

Touche la

Mais ne l'abîme pas

Touche la

Mais ne m'abîme pas

Mais ne m'oublie pas

Mon coeur

Je suis là pour toi

Mon coeur

Je suis las de toi

Et pourtant

Garde en tête

Mes sentiments 

Ils sont présents

Bien qu'évanescents

Et va, amour 

Toi qui es naissant

Va, amour

Jusqu'à ce que ton corps nu

J'enlace doucement.

 

Je te désire à l'aurore

Dans mes bras allongée

Je désire à l'aurore

En ton sein me délecter.

Qu'y a-t-il donc de plus fort

Qu'un amour apprécié?

Qu'y a-t-il donc de plus fort

Qu'un retour insensé?

J'en appelle à la mort

Qu'elle vienne me délivrer.

 

***

Francesca

 

 

Ce sont de terribles peines

Qui nous ciblent en plein coeur

Parfois enlacés par Irène

Notre âme, emplie de rancoeur

S'adonne hélas à la haine

Les chemins mènent à la peur

Les éviter est chose vaine

Ce combat contre le malheur

Est une épreuve-verveine

Malgré cela, après les pleurs 

Tantôt la joie se fait reine

Il faut en faire sa belle sœur

La cultiver de façon pérenne 

Se balader d'erreur en erreur

Afin d'atteindre cette sirène

C'est là ta mission 

Toi qui es si belle

Après chaque chute,

Une ascension.

Affronte les séquelles

Tu es un diamant brut.

 

Sois forte

Cesse d'ouvrir des portes.

Sois sereine

Ton esprit se rassérène.

 

J'espère

Que ces quelques vers

T'aident à te sentir aimée

J'espère

Que les flammes de l'enfer

Sauront t'épargner

Elles m'ont brûlé, jusqu'à m'avoir éveillé :

en effet ma mort m'a été dévoilée...

 

J'ose espérer que je te permets de te sentir apaisée

C'est d'abord avec toi même que tu te dois de faire la paix

Mon aura ne suffit pas à tout arranger

Cependant tes pas elle saura guider.

 

 

Il te faut lâcher du lest,

Le poids de ton âme est trop lourd.

En tant que créature céleste,

Tu n'as besoin d'aucun atour

Afin qu'émane de ta personne

Un charme pour le moins divin.

A ton chevet toujours je sonne,

Afin qu'enfin tu te sentes bien. 

Je t'en prie, sèche tes larmes

Elles me blessent en mon sein.

Cherchons plutôt l'arme

Qui à jamais changera ton destin.  

 

 

***

Tentative surréaliste de plonger dans l’absurdité

 

Par exemple là tout de suite maintenant je pourrais faire un exercice d'absurde. Sans sourciller je m'élance et prends ma gourde. Mais est-elle vide? Sinon je la remplirais, mais de quoi? La méthode est absente en ce cas. Se casser, et voilà son issue... Il l'a pourtant hissé haut, son étendard roumain.[A:RPIA:R], ce sont nos cousins!

 

Je peux partir et écrire longtemps sans rien réellement dire. C'est là qu'est la clé : du vide sensé mais censé ne pas être censuré par l'intelligence. Laisser libre cours à son idéation, qu'elle évolue indépendamment de tout joug.

 

il faut pénétrer dans cet univers saint du verbe caressé... A l'instar du vinyle, il faut agir en douceur et allier tendresse et précision. Vois-tu? Tu te dois de fermer les yeux afin d'ouvrir plus grand tes oreilles. Les sens se changent en un mélange acéré de vitalité induite par la consommation de prods, indeed

 

Arth-ifices dans les feux des projecteurs

Arth-émis violant les lois sans peur

 

J'essaie toujours d'être juste dans mon absurdité, comme si l'anarchie lexicale devait posséder de l'ordre. Ce sont des compositions qui nécessitent l'absence de fausse note vois-tu

Et bien sûr je m'amuse à passer des messages au travers du vers juste. À contre-coeur je me cache, car je ne saurais me dévoiler...

 

Je viens de me rappeler d'une chose... N'essaie pas de deviner mais laisse plutôt couler l'eau, tout en douceur... Laisse le flot et son débit apaiser l'âme meurtrie qui sommeille en l'autre, son esprit meurt mais demeure en son sein, sans savoir si seule elle le saura. En vérité, la volition de telle entité supérieure transcendante ne devrait pas empiéter sur la volonté de pauvres petits êtres telluriques tels que nous ; mais la tentation d'interagir ne peut que se faire ressentir, quand on est grand face à la petitesse de personnes dont la substantialité n'effleure même pas le néant. Chaotique est la psyché, mais son fond est ordonné. Substance, mot intéressant. "Bien que l'homme seul mérite pleinement le nom de substance, c'est à la substantialité de son âme qu'il doit toute sa substantialité" (Gilson, Espr. philos. médiév., 1931, p. 193)."La substance sur laquelle argumente Spinoza est Dieu lui-même ou un en soi qui a Dieu pour cause, − un par soi ou un en soi qui a pour cause un par soi" (P. Lachiéze-Rey, Les Orig. cartésiennes du Dieu de Spinoza, 1950, p. 83). Hum. Avec toi.

 

Le tout forme le rien, l'unité s'explore à travers ses fractures, le global s'effrite tel le shit... Fleur effleure efflorescent, l'essence de sa majesté ne s'atteint qu'au moyen de vains sacrifices... Je suis fondamentalement joyeux mais foncièrement malheureux. C'est à mon sens mieux que triste et heureux. Il y a des bémols cependant, le dos dièse supporte bien les épreuves à mesure qu'il est éprouvé. Résilience atteinte, résilience psychologique oui car oui car  il ne faut pas trop emmagasiner de matière à déplaire. Je veux, je le veux, mais d'où vient cette volonté dont la faiblesse n'égale que la pureté? Cette tendresse est douce, l'allégresse est doucereuse. Si l'on y pense un peu, il faut fléchir afin de mieux réfléchir, et panser sa pensée mutilée avant de l'étudier avec inanité.

 

En pleine hésitation je me décide à passer à l'action, j'agis mais j'oublie de peser les faits. Mince, grosse est l'erreur. Elle en omet l'essentiel puisqu'en substance il n'a pas lieu d'être...

 

 

CARL KUATE FODOUOP

 

 

Il se présente :

 

Je suis né le 14 janvier 1996 à Neuilly-sur-Seine. Âgé de 21 ans, j’étudie actuellement en master Cultural Policy & Management à Sciences Po Paris. J’ai intégré Sciences Po suite à un Baccalauréat S au lycée Pasteur. Cela fait quelques années que je m’essaie à la poésie et je m’efforce d’améliorer mes compétences en calligraphie persane au qalam et sino-nippone au pinceau. J’aime beaucoup copier des poèmes anciens chinois (gushi et jintishi) et des haïkus japonais. Je pratique la méditation en 8-4-16-2, et j’apprécie l’harmonie du Feng Shui. DJ/Producteur, bassiste ainsi qu’apprenti batteur/guitariste/pianiste, je souhaite mêler musique, poésie et calligraphie au sein d’oeuvres en triptyque.

Car Kuate Fodouop - DR

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