Le Capital des Mots.

Le Capital des Mots.

Revue littéraire animée par Eric Dubois. Dépôt légal BNF. ISSN 2268-3321. © Le Capital des Mots. 2007-2020. Illustration : Gilles Bizien. Tous droits réservés.


LE CAPITAL DES MOTS - OLIVIER CANTENYS

Publié par Le Capital des Mots sur 17 Décembre 2017, 18:45pm

Catégories : #poèmes

Instants furtifs, milliards de seconde, souvenirs de photographie du siècle dernier dans la boite à coquillage.
Si lointaine terre natale de mes aïeux , en ces villes de la campagne de Céret, vallons aux couleurs fauvistes et en cerisiers en fleurs.
Petite pépite blanche comme la poudre de riz que tu mets sur ta peau.
Votre rêve d'indépendance en un pays nommé Catalogne que vous souhaitez depuis des années.
Espérance plus forte que l'acier fait par des mains de marins du port de Barcelone.
Et comme l'on compte les grains de sablier posé sur une table de géomètre, à dessiner les frontières de votre patrie, où chante la Méditerranée en ces vagues se comparant à une musique de Debussy.
 
 
***
 
 A Amsterdam tu vois les toiles de Vermeer presque comme le regard d'un orfèvre sur une améthyste.
Doigté de gestes précieux que l'on garde au fond d'un tiroir d'une commode vénitienne.
Comme on rentre par des pièces d'auberge, la nuit d'août se remplit de gestes délicats comme la peau de la pêche.
L'eau est mise sur la table pour la soif du sonneur de cloche.
Vibre le son des guitares californiennes où éclot le cactus étoilé.
Bruisse le chant des étoiles comme s'éclatent les écorces de châtaignes.
A la nuit naissante tes amis se confondent en pourparlers, et moi je vois le reflet de ton corps d'émail qui s'enfouit dans l'eau.
Bois la nuit et pense le jour comme une lectrice de conte.
Je vois les planètes tourner autour du soleil comme une danse que je peins à l'aurore.
Souffle les couleurs des dolmens aux gravures celtes.
Le scarabée et la libellule se voient comme le papyrus d'un musée d'Orient.
Ta nudité se voue à la nuit, divisée de tant d'étoiles que je pense ton corps à chaque pleine lune.
 
***
 
L'aube sèche ses ailes et toi tu joue du piano en épiant le vent comme on épie les pas du chevreuil.
Bruit de la plume sur l'eau toute éblouie du soleil des eaux.
Et dans ce moment c'est que ton intime conviction et que ton soleil se lève dans ta maison, comme tiré par une poulie.
La vigne est noire de son sang, le vin des tailleurs de pierre.
Le torrent est plein de ton coeur rouge rubis qui se noie à la forêt d'émeraude.
Tu l'appelles ainsi comme un conteur d'histoire de lune de magicien.
Mais il faut appeler les choses par leur nom et ne les écouter que dans les jours d'espérance.
Silex de ton âme, la nuit inonde ton être dans ce mois de septembre.
 
 
 
 
 
 
OLIVIER CANTENYS
 
 

artiste-peintre professionnel (diplomé de l'ensba)


site :

 

 

http://cantenys.net/

 

 


écrit de la poésie depuis l'adolescence.

 

 

 

site de poésie :

 

 

 

 

http://poesiesdecantenys.com

Olivier Cantenys - DR

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