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ÉCRITURE

 


 

Je me suis noyée dans un fleuve d'écriture,


 

Noircissant le papier de caractères obscurs,


 

Fébrile et amoureuse au passage des phrases,


 

Guettant le prochain mot ou la prochaine escale,


 

Pour enfin amarrer ma barque débridée,


 

Des mots jetés ensemble apaisaient mon ardeur,


 

Lorsque ma voix sifflait le chant des bateliers,


 

Toute rime vaincue courait vers l'indicible,


 

Au rythme soutenu de plus sourdes rumeurs.

 

 

***

 

DESTINÉE

 


 

Tu ne seras pas l'oiseau ni l'arbre qui s'épanche,


 

Ton destin est tout autre,


 

Tu ne parcourras pas les océans,


 

Ni les déserts du mont Sinaï,


 

Jour après jour, tu deviendras l'homme dont tu rêves,


 

L'homme qui vibre sur l'archer invisible du temps,


 

Tu te fondras dans la foule immense,


 

pour y rejoindre ceux qui t'attendent,


 

Peut-être seras-tu le grain de sable,


 

Qui cristallise la lumière.


 



***

 

Pèlerinage nostalgique

 

 


 

Reviendra-t-il le temps des fontaines d'amour

Et des rêves d'enfants ?

Là-bas vers cet ailleurs qu'on dit inaccessible

Les oliviers se courbent et les colombes pleurent,

C'est l'or qui poudroie en une immense flamme

Confondant le mystère des heures les plus chaudes

Avec la passion et la fièvre des mots,

Pèlerins fatigués ou prophètes maudits

Vous êtes tous porteurs d'un espoir éphémère

Et les vents de sable sèchent jusqu'à vos dernières paroles,

Comme le désert prolonge à l’infini,

Vos mots, vos phrases toujours inachevés.


 

***

 

LA COMPLAINTE DU TEMPS

 


 

Les rides de ce fleuve me rappellent les miennes,

Et le cours du temps qui coule infiniment,

Quel est donc ce visage qui sonde les eaux claires ?

Non ce n'est plus le mien, c'est bien celui d'un autre

Un peu las du passé dont les miroirs vieillis

Ont estompé l'image,


 

Ces rides, sillons de vie creusent aussi ma mémoire !

Je les refuse encore, je les nie, je les chasse

De toute la vigueur qui enflamme mon être,

Je suis bien autre chose que ces marques flétries,

Que ces taches brunâtres qui constellent ma vie,


 

Je suis des souvenirs qui ne s'écriront pas,

Des mots presque étouffés, des larmes d'émotion,

Et même si la nuit s'approche en ricanant,

Je joue l'éternité sur un violon de rêves

Et le feu des années me brûle encore les veines.


 


 


MARIE-JOSÉ PASCAL

 

 

Elle se présente :

 

 

Je suis née le 29 septembre 1952 à Paris .
 
j'ai découvert la poésie à l'école primaire et cela a été une révélation ainsi que la lecture d'ailleurs. 197O - 1976, publication
 
d'une dizaine de textes dans la revue Humanisme Harmonie ( Aix en Provence ) " le fantôme d'Ophélie ", " Finalement ",
 
En 1989, participation à une exposition de poèmes au Petit Palais à Avignon. Parution d'un texte " les rameurs " dans
 
La revue d'Art Thérapie Allal 2 - 2O17, " le chant des Profondeurs " dans l'Anthologie Flammes vive 2O17;
 
Nombreuses lectures partagées en Eure et loir. Depuis 4 ans j'appartiens aux " Souffleurs de Vers de Chartres.

 

Marie-José Pascal - DR

Marie-José Pascal - DR

Tag(s) : #poèmes

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