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L’araignée porte le poids du vide entre ses pattes

Invétérée bâtisseuse d’ogives lumineuses

Elle traque coins oubliés et pentes sous-éclairées

Le jour paresseuse

Le soir industrieuse

L’envie

Suspendue sur son hamac

Quand le bois craque et les portes grincent

De se retirer entre les solives

Rosace rieuse à chaque rayon

Son ciel s’éclaire à la nuit tombée

La faux fileuse se tord le cou à surprendre sa proie

De mots mis bout à bout

Un pharaon devient papillon

Aux pierres elle préfère la poussière

Par sa toile le fil de la pensée ne se rompt

Les quatre fers en l’air

Sans Eiffel ni forgeron

L’ouvrière toute à son affaire noircit sa page de soi blanche.


 


 

 7 août 2017


 

LAURE WEIL

 

Laure Weil se présente :


Professeur agrégée d'arts plastiques, je suis aussi curieuse de littérature, de cinéma et d'architecture. J'ai fabriqué quelques livres d'artistes, dont le lien entre eux semble être l'effacement. Livres restés confidentiels. J'écris généralement pour restituer une rencontre avec une œuvre, qu'elle appartienne au champ des arts plastiques ou au cinéma.
Je cherche à diffuser mes textes parce qu'il est plus facile de se motiver à écrire régulièrement quand on sait que ses textes sont susceptibles d'être publiés.
Mes écrits sont nourris par ma culture des arts plastiques et par ma liberté à jouer avec les mots, comme s'il s'agissait de couleurs pour un peintre.

 

 

Tag(s) : #poésie

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