Entre nous
ce que tu penses ou rêves
ce que je rêve ou pense
pas le moindre courant d'air
Nous n'avons jamais eu froid
d'être ensemble
Mon front à l'orée de ton front
mes lèvres posées sur ton souffle
ravivent la flamme qui allait s'éteindre
En silence nous faisons semblant de croire
que demain existera toujours
que le temps oubliera de nous compter
La lampe diminue et je retrouve ton coeur
ce murmure à tes tempes
d'une rivière presque lasse
où le soleil des anciennes promesses
n'attire que les papillons de nuit
Un instant encore gardons les yeux fermés
Un instant encore n'appartenons qu'à l'autre
Quoi qu'on en dise l'éternité n'est pas prodigue
D'un battement de cils
elle disperse tes paupières
comme au vent la cendre
comme à la cendre ce qui fut son âme
la lumière de chaque jour
J'ai pour solitude désormais
ton coeur dans ma poitrine
et cette ombre qui passe comme une pluie
derrière le miroir des songes
sans fin
l'amour reflète l'amour
 
 
GUY KNERR
 
 

Il se présente :

 

Guy Knerr est né en 1963 en Lorraine. Ses textes portent l'empreinte de sa terre d'enfance. Après des études de biochimie puis de lettres modernes, il devient instituteur. En 1992 il gagne la capitale où il se produit dans quelques cafés- théâtres à dire de la poésie. Il reprend ses fonctions d'enseignant l'année suivante. En 1995 il publie un mince recueil, Sentinelles, aux Cahiers de Garlaban dirigés par Jean-Luc  Pouliquen. Certains de ses poèmes ont été publiés dans diverses revues. Il vit actuellement en banlieue parisienne.

 
Tag(s) : #poésie

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