Le tout est de tout

Faire et, dans le même temps

Impartial, feindre de (ré)fléchir respirer oser

(se)faire confiance faire fi du

Jeteur de sorts, l'autre, le fauteur de

Troubles. Le tout est de

Tout faire sans feindre médire se sur

passer dans l'ouverture des bras mains hanches pourquoi pas si les sens sont de la partie, des songes? Le tout est

De s'entendre s'étendre se sur

Prendre soi-même à rêver d'autres vies et possibles. Le

Tout est d'

Être enfin. C'est

Tout.

 

****
 
 

Tendreté de ces instants

Éphémères sensations espace insensé temps  "sublimal" ; bras serrés en un

Ultime baiser. Et ce fut le jour

Idoine l'aridité des mots l'aveu

"Terminal" ; tu es, fus, restera,

"Mon vos tes sa leurs" à l'

Identique obscène. Tu comme moi en d'autres "mal"-icieuses contrées, à

Jamais insondé(es). Tant voudrais-tu que l'on t'observe avec innocence, telle la

Biche avide de miroirs dans la rivière voisine qui ignore les pitoyables aguets. Tu as la geste du tournesol impassible qui ne regarde qu'au plus lumineux sans s'

Attarder sur les ornières ombrées. Le flegme de la tourterelle qui chante son "évi-danse" enjouée à chaque petit matin ; gris, jaune ou bleuté. Rareté de ces instants "éternels" qui ne souffrent pas d'incomplétude : ils sont là ils sont rares ils

"Sont" sans se soucier du sens. Comme

Toi.

 

******

 
 

Pourquoi tant de

Façades brisées ; de verre dépoli? Pourquoi tant de clameurs sourdes et de

"Tremblance" des mains? À force de fantasmer sur d'autres

Couleurs de rêves des formes différentes -de

Visages et de corps mêlés, "indéterminance" des

Sexes, je me suis perdue dans la

Ruelle désertée de mes souvenirs. A trop penser que mes lèvres étaient

Fermées mon coeur cousu opaque ma

Pensée j'ai oublié de re

Garder mes proches alentours. Pourquoi tant de

Hargne aujourd'hui que mes jambes ne s'entre-

Mêlent plus guère avec d'autres

"Guerrières" ou brindilles? La raison me fait faux

Bond m'ensorcelle je ne sais plus

Même où poser mes pupilles et questions ; à quoi

Bon se répandre en confidences et "occultes" gestes si jamais mon aporie

"Constitutive" ne trouve

Grâce à vos mains et gardiens? Pourquoi ne pas changer de

Nom ou d'

"Être" ou même des

Deux à la fois?

 

 *******

 
 
 

Exquises esquisses d'outre

Temps, d'autres rivages in

Explorés. S'essayer sans ciller à différents

Langages, métamorphoses sublimes -elles

Le sont toutes. Oser l'imparable

Artifice : faire fi de l'avant et de ses

Sbires las et se con-centrer sur les

Folles espérances. Et ses fillettes endimanchées, comme des confettis de bonheur, d'insouciante tendresse. Je veux

Croire à l' "après" à l' "encore" à l'

Espoir avoué. "Je" suis "possible". Nulle  frontière nulles fermetures, seules des aubes

Tendres, quelques nuages en transparence, l' "embelinaire" est étourdi, la gracieuseté de la nature en remontre à sa magie

Charmeuse. Qui est le premier surpris je ne

Saurai mais loin des remords acides et des promesses d' "outre-âmes" je suis bien

Là ; et tu n'es guère loin je le sens de toutes mes pores

Assoiffées. Patienter pour vivre enfin n'est certes

Pas mon fort et ton "aura" bien

Sensible certes mais invisible encore (insensée, "in sensuelle"?) ne m'est d'aucun secours indigne : disciple fidèle du jour d'

Après je suis. Tel l'œil noir du tournesol

Averti dans les champs infinis je scrute et ne me

Penche que d'un côté. Le

Tien.

 
******
 
 

"Broutilles", farces et caprices en tous

lieux et styles :

Intermèdes, glaces sans tain pour l'

Enfant qui résonne et "erre" en

Nous. Tu flanches et maudis l'insouciance, l'"irrévérence" de ta carapace de jadis... Tu te courbes sous les

Assauts répétés de tes fils et

Filles, quand le réel frôle le fantasme in

Avoué. A la tombée des paysages

Disparus tu hurles ta soif de

Souvenirs, tel le loup ses complaintes

Amoureuses : cruel et triste d'un même

Tenant "ensauvagé". Enfant é-perdu de

Partages tu étais, es et seras, sauf guerre

Intestine contre ton "toi" présent. À quoi sert-

Il de te repaître de mets déjà goûtés

Souvent? Ne penses tu pas à con-

Naître d'autres cieux et ères? Hère tu sembles -et

Renifles... tel une bête ; ne vois tu pas qu'au

Dehors de ton antre agonisante (les images

Passées comme des monceaux d'écume

Salie) les jours bleuissent et s'amoncellent? Des myriades de

"Peut-être" des sourires en

Cascade des lèvres "en chaleur" et tu n'y

Verrais qu'artifices? Là réside Mère vanité : dans ta fuite du

Présent. Bon vent! Sans

Nous.

 

 

*****

 

Mes cheveux ont poussé, ma

Peau s'est affinée tel un coquelicot

Flétri en quelques jours -à

Peine. Le papillon effarouché a déposé par

Mégarde un soupçon de poudre

Dorée sur la fenêtre de la cuisine. Je me suis sentie

Seule, (é)perdue, telle la tremblante

libellule au-dessus des mares verdies. Dame Nature a trouvé "résonance" en ces fugaces "tremblances" de mes

Membres aux aguets ; le florilège des pollens épars des corolles entr

Ouvertes, quel ballet olfactif, palette exemplaire, rares et éphémères coloris... Je

Ressens plus qu'avant la soie du

Crépuscule et l'amertume de l'aube tout juste dis

Parue. Mes bras sont plus noueux, ma gorge

Moins nouée, plus de lassitude et de

Confiance à la fois. Je n'y pense pas je n'y pense

Plus le désir fuit la volupté des heures

S'installe à demeure

Mienne. Le sommeil me prend parfois par

Surprise "solaire", se muent les soupirs en

Absences, les mains jointes en caresses du

Regard attendri. Mes cheveux ont

Poussé je me suis levée seule, le corps en

Friche, l'âme en

Paix, et me suis re

Trouvée.

 

 

EMILIE VOILLOT 

 

 

 

Elle se présente :

 
Emilie Voillot, 42 ans, a d'abord exercé dans les ressources humaines au sein de grandes entreprises parisiennes avant de choisir de se consacrer à son quotidien de mère de famille nombreuse (5 filles et 2 beaux-enfants) pour un temps...indéterminé! Elle n'a jamais cessé de se consacrer pour autant à ses grandes passions : rêveries, lecture...et écriture! Apres des années trépidantes à Paris puis Annecy, son mari et elle viennent de décider d'emménager au sein de leur grande maison  dans le Morvan (près d'Avallon) : un véritable changement de vie, qui devrait notamment lui permettre d'écrire davantage.

 

 

 

 

 

 

Emilie Voillot - DR

Emilie Voillot - DR

Tag(s) : #poèmes

Partager cet article

Repost 0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :