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L'essor de l'errance

- Tu t'habilles d'errance parmi les alentours où il n'y a plus de mire -

 

*

 

Positionnée chrysoprase sarrasine sur les devants gélifiés des décombres

Tu ouvres camisarde l'échancrure où les retondes se transvasent

Sarcleuse et friande du monde tu parles à l'amble des tripots de nivôse

Juvenilia levure d'astrolabe clapotage des variantes de baves au tarmac

Zircone sourire d'éther appeau de rêve outrecuidance au tempo délavé

Tu marches comme glisse sur les sols où les molosses se bastonnent de glaise

Tu pars à la ptôse des éblouissements des ondes astringentes qui brodent la lumière

 

Délicate cynoglosse posée à califourchon éprise de malt ourdie d'extase souhaéli

De ta main de salpêtre louvoyant la spirale sur le mur déformé des transmissions

C'est le retour à la matière fluide le bouleversement d'une chevelure de plasma

C'est l'insensé palpable du devenu les pieds défrichant les prochaines rivières

Postée à l'entrevue géographie de chair tu dénotes les dérivations du probable

Tu dénotes les gammes toutes les circonstances les encres déposées les arpèges

Le temps modulable les plate-formes d'anesthésie d'où éphémère agile tu t'élances

 

 

*

Nu brun de secousse mouvante mélanippe

Légion cinamonne corset souffre de pagne

Pleure pleure polyandre viatique d'humus chyle

Revers adéquate soubrette choéphore

 

Lance nubile diane perlée substance osmonde

Arrive l'heure acompte salep à ta psyché

Retrait d'oxime fuyante nef djinn

Surface vaporisée aux trêves aquanautes

 

Tout devient tard déphase l'ombre lymphe

Cerne apoptose phare de la démence

Recule d'un pan lacté incrédule saphique

Détourne l'atmosphère au pli de ton blue jean

 

*

 

Délicieuse dans ton bain argentique révélateur de l'âme des hommes

Cela fait plusieurs noirs que tu égouttes les miaulements de ton chat par la lune rousse

Arabesque d'élégance anamorphause aurifique tu déploies le reste de ce qui est à venir

Par les ventailles selamlik princesse dansant les bals d'indolores endoloris

Nous autres à rebours pénultième toupies des nababies

Nous portons notre sang à ta fontaine où renaissent tes aurores et notre transhumance

 

Depuis peu stabilisée des hautes altitudes baignées d'hydrogène

Tu redescends en flamme sur les feuilles de l'automne rougeoyant

Délicieuse minoenne accélérée pour renseigner les temps et les incertitudes

D'où certaines branches architectes d'azur tombent délicatement à la renverse

 

*

 

Tu dénivelles à merveille les expédients des runes sans âge

Attelant la parcelle et les quelques rivages des alluvions d'aérogare

Comme la main mise sur les quarts éditrice des descentes basaltiques

Les femmes restent à la criée et toi tu es ailleurs à surprendre le signe

Dans ta laverie des miroirs tu épluches les regards chaque retard

Chaque alignement retroussant le hasard chaque décalage des ombres

Le moindre reflet manquant à l'assaut détruisant les dernières citadelles

Défrisant gravement les dernières boucles de mer dans leurs reflux massifs de surenchère

De brouillards de bitume à leurs habits de glaire pour le surplus graviter loin

 

Tu dis que tout est parti et qu'il te semble que dorénavant tu serais tant garder

 

Vivre en mosaïque et limpide enfiler ton prochain fuselage

Puis arrivera ce qui est en retard dans ta coupe de fruits et d'espérance

Pour continuer ta course d’amen arabesque alambiquée dans sa seconde chauffe

Matelas confortable piqueté d'étoiles effarouchées de vies qui s'accompagnent

Le flipper a renvoyé la balle et toutes tes excuses qui te retiennent du large

Déstructurent les chairs les barouds les uppercuts de tes écarts de potences adoubées

Il est féerie moins le quart et dans ta laverie des miroirs tu cherches

Tu prospectes te rassures des soubassements des irrégularités premières danse de requin

Sous la lampe les sangs du monde déplient les espaces et les repères

 

Tu dis que tout est parti et qu'il te semble que dorénavant tu serais tant garder

 

Absorbée d'immédiat ne sachant plus que faire de ces dés à tes bordages moites

Tu aurais tant voulu faire laisser ce que tu pèses d'existence à la statuaire hagarde

Pinacle galbe minoen que tu calques de ton faucon qui hèle au sarcophage

Tu as entre tes horizons la serpe positionnelle la treille et les autres ciels qui s'emparent

Alors escamoteuse coutelas d'incertitude il y a le saut qui surélève les vagues tahitiennes

Il y a la trace en toi barreuse d'unité neutrino oscillant au doigt de ce qui est à venir

Lessiveuse d'orient tant les eaux sur les rifts où les lointains s'égouttent en abaque

Prochaine dentelle prochaine branche siffleuse encore un peu de sel à mettre à tes délices d'errance

C'est la volte cadence c'est l'espoir contourné la sûreté en flamme c'est ta destinerrance

 

 

« Tout est parti

Il me semble que dorénavant

Je serais tant garder »

 

 

 

*

 

Tu m'as juste dépeins ta dernière tremblote

Et l'hémisphère marin qui décline l'avantage

En toi tu semble dire que se juxtapose

L'interminable souffle et sa peau de houle franche

 

Et moi concomitant je disperse mes mondes pour aller voir ailleurs

 

Il n'y a que reflets qui reviennent du large

Un peu de toi laissé ramenant les aubades

Toucher un peu de lierre sur la pente des sables

Etreindre ton essor au bord de transparence

 

 

*

SINS LES ALLAS

 

 

 

 

La laisse des mers : membranes.over-blog.com

© Sins les Allas - DR

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Tag(s) : #poèmes, #photos

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