Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

 

Des mots comme des caresses

(Éditions Édilivre)

 

 

 

 

Les mots d’amour sont des caresses

 

Les mots d’amour sont des caresses

Que seules les mains peuvent comprendre.

La vibration des mots et la lente musique

Qui les accompagne ne sont que le reflet

Atténué d’une écume de sentiments.

Je voudrais vous dire, mais je n’ose…

Je préfère aux mots le doux murmure

D’un « je t’aime » à peine esquissé,

Et mes yeux sont plus éloquents que ma voix.

Pourriez-vous m’entendre loin des yeux

Mais près du coeur : il y a plus d’amour

Dans le geste d’un au revoir que dans une longue étreinte.

Certains gestes ont une telle vibration qu’aucun mot

Ne saurait y ajouter quoi que ce soit de plus.

Je vous aime autant

Dans vos déplacements, vos mouvements,

Vos parfums, votre démarche, que près de moi, immobile.

L’amour est vie, l’amour est mouvement.

 

 

***

 

Parfum de satin

 

Parfum de satin. Chaque seconde repousse l’horizon.

Nuit de soumission. D’impudeur. Je bois son odeur. Je ne

suis plus moi. Je galope en sa compagnie. Je découvre des

plaisirs interdits. Miracle d’un instant. Je rêve d’un amour

possible. Je meurs pour ressusciter. Petit garçon, je deviens

grand. L’amour me nourrit, m’enchante, me désenchante.

Victime expiatoire d’un idéal désuet. D’amour, je suis

assoiffé. D’amour, je suis amarré. J’aime m’échouer sur ses

berges blondes à la peau chaude et tendue, à la caresse

subtile.

Esclave d’elle, je veux être.

Esclave d’elle, je veux rester.

 

 

***

 

Poème édité à La Galerie- Racine éditeur.

 

 

Au crépuscule des sentiments

 

Au crépuscule des sentiments,

À l’âge venu,

Au moment des « peut-être »,

Des « on verra », des « pour quoi faire »,

Je prends des chemins de traverse,

J’apprends par coeur des mots flous,

Des expressions archaïques,

Des idées de l’ancien temps,

Je deviens un autre moi-même ;

À l’heure des retrouvailles

Je suis absent.

Tous les chemins de la vie

Mènent à l’exil,

Toutes les traverses des chemins

Mènent à l’exil,

Tous les fossés, tous les cailloux,

Toutes les failles, toutes les crevasses

Mènent à l’exil ;

Toutes les amours humaines,

Un jour ou l’autre,

Mènent à l’exil. Oui, à l’exil.

 

***

Ivre de rêves d’amour

 

Ivre de rêves d’amour

À l’érotisme doux,

À la jubilation latente,

Au frémissement certain,

Je navigue de nuit en nuit,

De rêve en rêve,

D’émotion en émotion,

Sans me lasser jamais.

Au défilé de mes nuits,

Je reconnais des lieux,

Des visages, des corps offerts,

Donnés, des serments prononcés,

Des mains qui se cherchent au-delà des réveils

Et tout au long de la journée. Tel un aveugle ébloui

Je porte ma besace pleine d’émotions nocturnes,

Et comme à un rendez-vous d’amour, je m’endors

À nouveau chargé d’une hâte sacrée.

Je navigue dans mes rêves comme on navigue sur Internet,

Je télécharge des sensations, des images,

Que je relis à longueur de journée !

 

 

***

De la ligne droite à la ligne courbe

 

De la ligne droite à la ligne courbe,

Je te dessine les yeux fermés,

Au fusain ou à la pointe sèche ;

Je trace le profil de ton corps, de tes yeux, de ton visage.

La lumière déclinante, trait à trait,

Se pose sur ton visage,

Porte son ombre sur tes cheveux comme une caresse ;

Tu te laisses bercer par la légèreté

D’un sommeil d’après-midi.

Le crayon me tombe de la main,

Je referme le grand cahier aux pages blanches, je m’allonge

Près de toi et veux partager tes rêves secrets…

 

 

 

***

 

Petits moments poétiques

Recueil à paraître

 

 

*Les paroles s’évanouissent dans l’air du soir. Le murmure des sentiments joue comme une corde sensible. Les notes faibles profitent de l’arrêt des tumultes pour gagner en intensité. Toute mon âme se recueille.

 

 

 

* Un sourire de toi, toi que je ne connais pas, sourire à travers la foule de l’aéro­port vers une destination lointaine, quand je reste là, un ami doit venir me rejoindre quand je serais si heureux que ce soit toi.

 

 

*J’ouvre un livre, le referme, en prend un autre, le remets à sa place. Je réfléchis trop. À quoi ? À moi, à toi, à nous deux ? L’avenir ne nous appartient pas. Simplement à ce que nous voulons en faire.

 

 

MICHEL OSTERTAG ( J.FLEURET  )

 

 

Il se présente :

 

J.Fleuret ( nom de plume de Michel Ostertag)  est auteur de poésie, de nouvelles, de récits historiques, de chroniques littéraires et d’aphorismes publiés notamment sur Internet. Dès sa jeunesse, passionné de poésie, il a été édité à la revue La table ronde, ensuite au Centre Foissart où il a été lauréat, ( sous le nom de Michel Ostertag) aux édititions Poiêtês et ( sous le nom de Michel Oste)  Encres vives. Récemment aux éditions Édilivre pour un recueil intitulé Des mots comme des caresses. Membre du Comité de lecture du site Francopolis.net. Il partage sa vie entre Paris et l’Aveyron.

 

 

NB   :

 

On peut trouver dans le Capital des Mots ses poèmes sous le nom de Michel d'Oste.

 

 

Michel Ostertag ( J.Fleuret ) - DR

Michel Ostertag ( J.Fleuret ) - DR

Tag(s) : #poèmes

Partager cet article

Repost 0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :