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Repas créole

Prose endémique

à Philippe Turpin

 

Du temps passé dans la cabane à mourir à petits feux et ignorer la végétation assoupie du langage. À refuser toute pensée en dehors de l’épuisement. Toute idée de se mouvoir en milieu étranger et hostile. Consentir à disparaître dans la rumeur qui me cerne de toutes ses planches et me menace de tout son inconnu.

 

Case rassurante bercée du frémissement des chaleurs. Case en bois rouge cernée de lézards, de palmiers et de voisins vivant au rythme du soleil, du balancement des palmes et des averses tièdes. Case au mince filet d’eau, aux lumières tremblotantes, aux poutres agitées la nuit de froissements d’ailes et de tam-tam des esprits frappeurs. Terrasse aux rideaux ivoire filtrant le soleil et le monde.

 

Premières silhouettes essayant de devenir familières. Des falaises lointaines touchent le ciel de leur front noir et se déglinguent dans des nuages sans contour. Une sorte de brume dévore les cimes en silence : on dirait le monde des morts descendus sur les pitons.

 

Et cette chaleur écrasant toutes les ardeurs comme une compagne un peu collante, fidèle à chaque souffle, à chaque frisson de l’instant, venant à bout de toutes les idées, de toutes les intentions, collée au moindre soupçon de vos mouvements. Impossible d’agir en dehors d’elle.

 

Oui, la première femme rencontrée sur l’île est cette torpeur qui vous inonde le dos puis le ventre. Les plis les plus intimes. Lui dire non le temps d’une aspersion d’eau fraîche ranime son élan sur votre peau livrée aussitôt aux gestes ralentis de votre impatience.

 

Une passivité sournoise dévore chaque mouvement avec l’envie de ne plus bouger. De mourir ici les yeux ouverts. Les pupilles mangées par la fournaise, la danse des Fanjans et des Tamarins. Une stupide impression de ne plus bouger dans ce ventre maternel qu’est une île perdue dans l’océan Indien. De temps en temps, la conscience sursaute et tente de s’extraire du décor. Puisque je ne peux pas entrer dans le paysage, c’est lui qui va entrer en moi.

 

Assis sur le canapé gris, pirogue suspendue au moindre de mes mouvements d’esprit, je descends le grand fleuve des rues en pensée, de l’Entre Deux à Saint-Pierre. Baraques de tôles. Puis celles plus raffinées peintes aux saveurs agrumes des lieux. Les habitations ressemblent à des cabanes d’enfant. On dirait un peuple qui ne veut pas grandir, envoûte par le charme Vaudou de la vanille. Ils parlent une langue ramassée sur elle-même, imagée comme un sourire d’enfant.

 

Ici, je mange à pleine bouche de l’herbe et du sel, des jeunes pousses de citrouille ou de Morelle, des brèdes mêlées au sable des cascades tubéreuses, je mange des yeux la lumière des corps tués de soleil et leurs courbes capturées sous des robes frémissantes d’arbres, d’oiseaux et de fruits. Des robes comme des forêts grouillantes de chants d’oiseaux et d’invisible. Des robes qui ont mis en cage les coqs, les dindons, les cous nus vendus vivant sur les marchés.

 

Les palmiers strient le ciel d’une ombre articulée qui mange tous les mouvements du bleu à son tour.

 

Le long des côtes, dans l’encerclement liquide de l’île par une bague de sel et d’azur, des rouleaux-murailles translucides déroulent un à un les anneaux de leurs colonnes vertébrales éblouissantes de vide et de mort invisible.

 

Il pleut des vagues en miettes le long des routes que la chaleur efface aussitôt sur les vitres et les poignets.

 

On ne se baigne pas dans la marée descendante, on finit les pieds dans le tiroir du courant coupé en deux par un requin ou le couteau ivoire d’une lame de fond même si à la surface des choses le monde semblait calme. On meurt aussi sur les cartes postales.

 

Les tortues géantes gardent les fonds secrets du silence nageant à la surface des remous l’œil crevé de corail, bec aspirant l’air dans un sourire de vieillard qui ne craint plus la mort. Leurs écailles finissent en boucles aux oreilles des jeunes femmes cambrées de désir pain d’épice, rajustant les yeux clos leur chemisier serré sur leurs seins.

 

Puis la montagne mange la brume par les cheveux, la brume mange le ciel, on ne sait plus qui mange qui, on ne sait plus si les nuages sont des oiseaux immenses posés n’importe où dans le paysage ou une présence capable d’avaler des villes entières.

 

Puis le soleil mange la pluie la peau et toutes les idées noires avec confiance.

 

Vivre est un mensonge au bord des cendres.

 

Ici, je mange des civets sans étoile, des nuits noires comme des encres, des pieuvres plus tendres que les plagistes aux hanches étroites et aux seins lourds, des caris de paupières aveuglées par la beauté immense des cirques des fruits en forme d’îles et de lagon.

 

Je mange les mots des morts comme des zoizos rôtis craquant sous les dents, poulets farinés de chapelure dorée, zoizo vert, zoizo blanc, zoizo la vierge, zoizo matière.

 

Je mange des petites bananes et toi le pénis sucré du premier amour.

 

Je mange la vanille des présences à pleine bouche dans des sauces fracassées d’épices.

 

Je mange pour laisser fuir la fatigue et la mort qui m’éveille à sentir la fragilité du monde. En prononçant le mot Vétiver, mes gestes refluent dans mes épaules et la présence enfin déboule sous mes pas.

 

Je mange mes yeux, mon corps blanc de larve, dans un bol de riz indifférent à la lumière tombée dans le cercle de la lune.

 

Je mange d’abstraites saveurs du curcuma à l’ananas, de la menthe à l’ail pilé pour renaître dans le gingembre de nos caresses, toi, saccagée de ciel et de souvenirs, le soir de tes trente-huit ans, assise sur le bambou qui fend doucement tes lèvres du risque charnel de jouir.

 

Dans une case voisine, des voix hurlent en Créole leur joie de mourir ensemble dans le vertige des rhums arrangés, si mourir signifie chanter, danser, vivre intensément la joie qui nous échappe toujours. Des rires volent dans les rues comme les cliquetis des pailles en queues au-dessus des marchés.

 

Puis mes pieds mangent les traces d’une femme sur le sable, j’enfonce mes orteils sur les siens, j’appuie ma voûte sur le creux de son passage, le mouvement de sa chair remonte doucement le long de mes jambes, de mes muscles, dévore mon sang, mes nerfs, elle me possède et je mange cette anima mot à mot, ma vie crève alors comme un abcès, j’entre dans le royaume lumineux de l’île, mon âme est une noix de coco tombée dans la chair blanche du livre.

 

Ce n’est plus moi qui écrit ces phrases posées comme des amulettes sur le gouffre de vivre. Aucune diversion n’est possible. Ce qui remue dans le texte comprend ce que voudrait dire la lumière.

 

Une île est un flottement entre le visible et l’invisible. La surface et la profondeur. Tout corps vivant sur l’île est porté dans cet entre-deux. S’il refuse, le diable aura raison de sa vitalité et l’empaillera sur le réel. S’il accepte, il connaîtra la grande initiation qui ouvre le cœur et l’âme aux scintillements de la présence.

 

Alors le soleil pile les sens dans son mortier de lave grise et de cette pommade ruisselante du corps tire une attention flottante. Sur une île, on est cerné par l’eau, l’air et le feu qui cherchent à s’engouffrer dans le corps pour s’unir à nouveau à lui. La terre ici est une chambre d’amour qui donne le jour à la présence pure : folie légère sans inquiétude.

 

Les épices poivrées de la sueur nous inventent un autre corps. Des odeurs que nous ne soupçonnions pas ni dans les fruits ni dans les feuilles écrasées de la chair se sont faites arbre, Bois d’éponge ou Bois de fer.

 

Il ne faut pas comprendre une île. Ni ses pirates, ni ses insectes. Il faut la laisser nous embarquer dans son nulle-part envoûté. Les hommes ici marchent comme des oiseaux et les oiseaux comme des esprits revenus nous surprendre du lointain dont ils ont gardé le regard.

 

Entre le feu du soleil et le feu caché des volcans, toute présence ici voyage à l’extrême de sa vérité. Ça brûle dans les bouches, dans les yeux, dans les corps. Le piment est un cri de la nature pour survivre à la fournaise mortelle. On se brûle la langue pour se souvenir d’être en vie dans le feu de vivre et se réveiller. Ne plus confondre les lianes des vieux Banian avec les larmes des morts. On se brûle la gorge, le ventre et les lèvres pour tenir tête à la beauté cardinale des oiseaux et des volcans.

 

Sur une île, la ligne de flottaison de l’âme est basse, en-dessous des yeux, du ventre, presqu’au ras du sol. On est comme vidé de soi. Poisson sans entrailles, sans écailles. Ici Dieu retourne l’homme comme un gant pour qu’il supplie son âme de rentrer dans l’écrin du corps devenu peau morte sans elle. C’est ce que les créoles nomment en secret dans leurs rêves, l’épreuve de feu du retour de l’âme.

 

Un jour, un cercueil de sable blanc mangera en le savourant mon silence en bois de savon. Le désir Vaudou entre les mains des Malbarts vomira enfin le secret qui a mangé Dieu dans les yeux exorbités du demeuré dont le regard a vidé toute la raison sur un trottoir défoncé de Saint-Pierre. On comprendra que c’est le diable qui a baptisé tous les villages du nom de ses Saints pour se sentir moins seul en face de la fournaise divine.

 

Si Dieu existe, il n’a pas de nom. C’est ce que murmure chaque arbre, chaque oiseau, chaque fleur ici. Il fait chaud comme une absence et, dans cette moiteur, le corps se décroche de la chair, glisse en pétales sur le sol. En oiseau, en arbre en fleur. Cette vérité n’a aucun prix. C’est le seul trésor enfoui par les pirates qui savaient qu’il fallait creuser dans la fournaise pour connaître l’éclair fugace de l’éternité.

 

Tout ce qui brille n’est pas une fenêtre. L’extase cherche la langue natale des entrailles pour nous apprendre à traverser. L’île est la porte, la fenêtre, la toiture et le ciel. L’île est le tremblement de la présence, le tonnerre et le typhon qui viendront à bout de nos croyances enfantines avant de nous offrir à la solitude lumineuse des étoiles. Avant de nous laisser tutoyer cette fidélité humide des sources cachées dans la montagne. Avant ce rien qui nous attend pour nous remplir enfin d’un Oui écarquillé dans les yeux de l’air.

 

Dominique Sampiero

 

à La Réunion

entre Saint-Pierre, Saint-Denis, La Rivière,

Saint Leu, Saint Philippe, L’entre Deux et Cilaos

Novembre 2016

 

 

DOMINIQUE SAMPIERO

 

 

 

Il se présente :

 

 


Création d’un blog littéraire depuis Janvier 2014 : www.sampiero.org
Création d’un blog littéraire « Royale Bibliothèque » avec les habitants d’un quartier :
http://royale-bibliotheque.over-blog.com
Création d’un blog littéraire « Les voix de l’immobile » au centre pénitentiaire de Maubeuge : www.lemurmuredesvoyageursimmobiles.com
Création d’un blog littéraire « La révolution de l’enchantement » avec les habitants d’Auby (59) :
revolution.over-blog.com
Page Face book Dominique Sampiero et de livres d’artistes : mes livres de ciel et d’artiste.
Dominique Sampiero est né dans l’avesnois en 1954, région de bocage du Nord de la France.
Instituteur pendant une vingtaine d’années, militant des pédagogies Freinet, Montessori, Rudolph Steiner et de la pensée humaniste de Françoise Dolto, il démissionne de l’Education nationale pour se consacrer entièrement à l’écriture.
Poète, romancier, scénariste, auteur jeunesse et de théâtre ( Tchat Land / Le bleu est au fond ), réalisateur de vidéos et de courts métrages ( La dormeuse / On est méchant avec ceux qu’on aime), Dominique Sampiero explore la création littéraire et obtient une première consécration de son écriture poétique avec La vie Pauvre (Prix Max Pol Fouchet. Ed. La différence, 1992) et de son écriture romanesque avec Le rebutant (Prix du roman populiste. Ed Gallimard, 2003). Il reçoit le prix Robert Ganzo ( Étonnants voyageurs ) pour La vie est chaude et l’ensemble de son oeuvre en 2014.
Son expression parcourt différentes formes d'écriture en restant fidèle aux personnages et aux thèmes de son univers poétique : les vies lumineuses et minuscules mais aussi les sites fondateurs de la région du Nord et de la France en général, Le paysage comme utopie.
En 1998 et en 2004, il écrit deux scénarios sur des sujets sensibles, l’école et l’adoption : Ça commence aujourd'hui ( Prix international de la critique à Berlin ) et Holy Lola, réalisés par Bertrand Tavernier. Le scénario de Fils unique a été réalisé par Miel Van Hoogembent en 2013 et a reçu le prix du jeune regard au festival d’Arras.
En 2016, les éditions La Rumeur Libre vont publier le premier tome de son oeuvre intégrale. Les éditions Gallimard publieront un récit écrit lors d’une résidence avec des enfants en difficulté scolaire : La petite fille qui a perdu sa langue.

 

 


Bibliographie / Dominique Sampiero


TEXTES BREFS / POÉSIE

 


Gallimard
Un livre s’écrit tôt le matin ( 2000. L’arbalète Gallimard )
L’idiot du voyage ( 2001. L’arbalète Gallimard )
Celui qui dit les mots avec sa bouche ( 2002. L'arbalète Gallimard )


Editions Lettres Vives
La fraîche évidence ( 1995 )
Les pluies battantes ( 1996 )
Retour au sang ( 1997 )
La chambre au milieu des eaux ( 1998 )
Le ciel et l’étreinte ( 1999 ).
Sainte Horreur du poème ( 2001 )
Patience de la blessure ( 2002 )
Carnet d’un buveur de ciel ( 2007 )
Le maître de la poussière sur ma bouche ( 2009 )
Bégaiement de l’impossible et de l’impensable ( 2012 )


Chez d’autres éditeurs
Sève, la nuit des Sources ( 1987. Cahiers Froissart)
Pluriel Silence ( 1988. Unimuse. Prix Casterman )
L'homme suspendu ( 1989. Ed Kupfermann. Prix Rutebeuf )
Terre pour une légende ( 1991. Cheyne. Prix Kowalski )
La vie pauvre ( 1992. La Différence. Prix Max-Pol Fouchet )
Lettre par la fenêtre ( 1995. Dumerchez)
La claire audience ( 1995. Cherche-Midi )
Epreuve de l’air ( 1998. éditions du Laquet )
La chair de l’image ( 1998. Paroles d’Aube )
La page claire ( 1999. Alfil ).
Âme soeur ( 2001. Marais du Livre éditions )
Evening Land ( 2002. Ed Filigranes. Photos de B. Descamps)
Etude pour Saint Dominique. Henri Matisse ( Editions Invenit. 2011 )
La vie est chaude ( 2013. Ed B. Doucey. Prix Omar Khayyam )
Les jardins endormis ( 2014. Ed Henri des Abbayes )
L’étui noir ( 2014. Photos de Patrick Devresse. Editions GLC )
Chambres ( 2014. Editions Æncrages and Co )
Avant la chair ( 2015. Editions Le Passeur, collection Hautes Rives )
Pensées de Porcelaine noire ( 2016. La rumeur libre )
Premier tome oeuvre intégrale ( 2016. La rumeur libre )
Prix Robert Ganzo 2014 ( Étonnants Voyageurs ) pour La vie est chaude et l’ensemble de son oeuvre.


NOUVELLES

 


Centre Ville ( 1995. Paroles d’Aube )
Histoires à deux. Ou presque. ( 1995. La Bartavelle )
Territoire du papillon ( 2009. Alphabet de l’espace )
Bibliographie / Dominique Sampiero
RÉCITS
La lumière du deuil. ( 1997. Verdier ). ( Folio / Gallimard )
Le dragon et la ramure ( 1998. Verdier ). ( Folio / Gallimard )
Le temps captif ( 1999. Flammarion )
Femme buvant dans une cour ( 2000. Flohic )

 


ROMANS
L’odalisque ( 2000. Flammarion )
Les fruits poussent dans les arbres ( Sept 2002. Flammarion )
Le rebutant ( Sept 2003. Gallimard. Prix du Roman Populiste )
Le dieu des femmes ( Mars 2004. Grasset )
Holy Lola ( Octobre 2004. Grasset )
La petite présence ( Mars 2006. Grasset )
Les encombrants ( 2009. Grasset )
Le sentiment de l’inachevé ( 2015. Editions Gallimard. Avril 2016 )

 


ESSAI


L’espace du poème ( 1998. Entr. avec B. Noël. P.O.L )

 


LITTÉRATURE JEUNESSE


P’tite mère ( 2001. France Culture. Atelier du perce oreilles. Ed Rue du Monde. Prix Sorcière 2003. Prix Marguerite Audoux 2004 des collèges)
Poule ou coq ( 2001. France Culture. Atelier du perce oreilles)
Tête à flaques ( 2001. France Culture. Atelier du perce oreilles )
Contes de la page claire ( Alfil éditions. 2001. France Culture. At du perce oreilles)
Les anges n’ont pas de sexe. ( Sept. 2006. La Martinière Jeunesse. Prix Tatoulu 2007)
Le jeu des 7 caillloux ( 2011. Grasset Jeunesse)
Le bruit des vagues (2012. Bayard. Je bouquine )
Malo-Maloup (2013. Création résidence Bretagne)
Nuit Claire ( 2013. Ville de Guyancourt )
Les bébés ont un goût salé ( 2014. Ed Rue du Monde )
La petite fille qui a perdu sa langue ( 2016 / Editions Giboulées / Gallimard jeunesse)
THÉÂTRE
La révolte des outils ( 2000. Forbach . Inédit)
Épreuve de la terre ( 2000. Production France Culture )
Femme à la fenêtre ( 2000. Production France Culture. Inédit)
Celui qui dit les mots avec sa bouche ( Oct 2002. Théâtre Molière )
P’tite mère ( Compagnies Vies à Vies / Avignon 2012 )
La valse de tes yeux ( 2013. La compagnie. Mise en voix : Saverio Maligno )
Tchat Land ( Création ferme Bel Ebat 2013 )
Le bleu est au fond ( Création en Coglais. Bretagne 2013 )
Sparkling Letters ( 2014. Création Ligne de front )
Known unto God ou l’incroyable histoire de monsieur Topowski ( 2014. Editions Invenit )
L’éblouissement ( 2016. Compagnie Périphéries )

 

 


SCÉNARIS - LONGS MÉTRAGES

 


Ça commence aujourd’hui. (1997. Réal : Bertrand Tavernier. Ours d’or à Berlin. )
Un ange à la mer. ( 1999. 2000).
Le radin ( Comédie. 2001 ).
Holy Lola ( Réalisation Bertrand Tavernier. 2003. Prix international de la critique )
Fils unique ( 2012. Entre chien et Loup. Réal Van Hogenbemt. Prix Jeune regard Festival d’Arras )
SCÉNARIS - TÉLÉ FILMS
Cet été là (Prod MFP – France 3 )
SCÉNARIS - DOCUMENTAIRES
Volcan, mon amour ( Documentaire. Production Boréales )
L’héritage du silence ( Sur Jacques Bonnaffé / Prod Cercle bleu )
ECRITURE ET RÉALISATION COURTS-MÉTRAGES
Notre dame des Locques ( 2004. Prod Jean Rostand / Ecriture et réalisation : 8 mn)
On est méchant avec ceux qu’on aime ( 2010. Prod Jean Rostand / Ecriture et réalisation : 12 mn)
La dormeuse ( 2013. Prod Association du Pôle. Ecriture et réalisation : 13 mn )
Sparkling Letters ( 2014. Création ligne de front : 13 mn )
Les âmes craintives ( 2016. Prod Jean Rostand / Ecriture et réalisation : 16 mn)


LIVRES D’ARTISTE ( Choix )


Petit rituel de la terre ( 1990. Dessins, collages de Michel Le Sage )
Bruits, tapages, esclandres ( 1991. Peintures de Jean-Luc Herman. Ed de la Séranne )
Cinq textes de l’épuisement ( 1992. Impressions sur pierre de Pillard Valère. Ed de l’Hôte Nomade )
Pierre à parer ( 1993. Impressions sur pierre de Pillard Valère. Ed de l’Hôte Nomade )
L’heure sans ombre ( 1994. Sérigraphies et cordes de Jean-Pierre Husquinet. Ed Heads & Legs )
Vers la terre ( 1995. Gravures de Marie Alloy. Ed Le silence qui roule )
Non ( 1996. Peintures de Jean Luc Herman. Ed de la Séranne )
Rouge de rivière ( 2000. Peintures de Thierry Le Saec. Ed l’Atelier )
L’intouché de l’ombre ( 2001. Peintures de Thierry Le Saec. Ed l’Atelier )
Bouches cousues ( 2001. Peintures de Claude Viallat. Ed Bernard Dumerchez )
Comme une femme de moineau ( 2006. Gravures de Gérard Serée. Atelier gestes & traces )
Nuit et jour ( 2012. Impressions de Régis Lacomblez. Ed Lacomblez )
Fricot d’azur ( 2012. Gravures de Francis Beaudelot. Atelier du Prussien )
Des fleurs comme blessure ( 2013. Acryliques Jean Michel Marquant. Ed ici Nulle-Part )
Corps foudre ( 2013. Eric Coisel. Ed ici Nulle-Part )
Chambre de givre pour une foule de ciel ( 2014. Peintures de Georges Badin. Ed Æncrages and Co )
Coeur acrylique ( 2014. Peintures de Jean-Michel Marquant. Ed ici Nulle-Part )
Groix, île de l’instant ( 2014. Peintures d’André Jolivet. Voltije Ed LTD )
Sagesse du corps assis ( 2014. Peintures d’André Jolivet. Voltije Ed LTD )
Chambre de neige ( 2014. Peinture Max Partezana )
La folle du jardin ( 2014. Gravures de Maya Mémin )
Le pays de ma chaise ( 2014. Peintures d’Isabelle Frank. Ed Ici Nulle part)
Le sentiment précis de l’inachevé ( 2014. Peintures de Marc Feld. Ed ici Nulle Part )
Lettre à l’emmuré dans son murmure ( 2014. Estampes d’Yves Picquet. Ed Double cloche )
Manière noire sur gris de Payne ( 2014. Gravures de Christine Vandrisse. Ed d’Emerence )
Carnet de feuilles mortes ( 2014. Collages de Max Partezana )
Bibliographie / Dominique Sampiero
L’éblouissement ( 2014. Gravures de Maya Mémin. Ed Ici Nulle Part )
Se taire est un jardin ( 2014. Peintures de Claude Viallat. Ed Ici nulle Part )


ÉLEMENTS DE BIBLIOGRAPHIES


Le silence parle ma langue. (1998. Jean-Claude Dubois. Editions Rétroviseur)
Jean-Michel Maulpoix ( 2001. Préf du cat. Bibliothèque de Lille )
La revue Nord ( N° 47. Avril 2007 )
Membre de l’académie des César ( Depuis 2004 )
Performances, création de livres d’artistes, installations éphémères et plastique avec divers plasticiens ou photographes tels que Claude Vialat, Coco Texèdre, Isabelle Franck, Armand Dupuy, Georges Badin, Michel Karpowicz, Patrick Devresse, Marc Feld, Marie Alloy, Jean Michel Marquant, Patrick Vernet…

 


RESIDENCES et PROJETS CULTURELS

 


( Extraits )
2000. PROJET ÉCRITURE D’UN ROMAN.
Résidence et ateliers d’écriture au Musée Matisse.
Ecriture d’un roman L’odalisque sur l’enfance de Matisse publié chez Flammarion.
Edition d’un ensemble de textes poétiques avec les usagers du Musée.
Lecture Performance : Erich Pralat à la contrebasse.
2007. MISE EN SCÈNE : DE LA SCÈNE AU PLATEAU. ROUBAIX ( 59) . Cinq semaines.
Avec le Lycée audiovisuel Jean Rostand de Roubaix.
Animation et direction d’un stage de direction d’acteur comme metteur en scène.
Réalisation de petits films avec 8 acteurs de théâtre. L’improvisation et le jeu : monologues, dialogues extraits des grands classiques du cinéma. Ecriture, réalisation et tournage d’un 13 minutes en une semaine : On est méchant avec ceux qu’on aime.
2009 / 2010. PROJET PALISSADE à Méricourt ( 62. Pas de Calais ).
Le lecteur est un héros. Parcours déambulatoire dans la ville avec la musicienne Lucie Darm, Les comédiens de la Pluie d’Oiseau, Le collectif médiathèque de Méricourt, L’association ch’ti accordéon…
PROJET SUR 6 MOIS avec : Ateliers d’écriture, de pratiques théâtrales. Inauguration finale par un spectacle et
l’installation d’une palissade crée en partenariat avec le photographe Patrick DEVRESSE
2013/2014. RÉSIDENCE de 2 x 4 mois en Coglais ( 35. Bretagne )
Ateliers d’écriture et de parole / Portraits d’habitant sur la thématique des légendes
Journal d’image / Ecriture de textes poétiques et création d’une pièce de théâtre avec 3 compagnies / Ateliers d’écriture collège, élémentaire, maternelle.
Créations : Les jardins endormis ( recueil poétique ) Le bleu est au fond ( Pièce de théâtre ) La dormeuse ( Court métrage poétique 13mn ) Malo-Maloup ( Récit jeunesse ).
Création d’un mur à poèmes avec une classe terminale, en arts plastiques.
2013. RÉSIDENCE de 10 mois à Guyancourt, théâtre de la ferme du Bel Ebat ( 78 / Conseil régional d’Ile de France)
Ateliers d’écriture, de parole et de photographie : Mon corps est un poème ( SEGPA / Collège / SESSAD /
Bibliographie / Dominique Sampiero
Lycée ) Ateliers d’écriture et de parole Lycée sur la sexualité des adolescents aujourd’hui et leur utilisation des réseaux sociaux / Ecriture d’une pièce de théâtre TCHAT LAND, mise en scène en 2014 par Aurélie Van Den Daele. Ecriture d’un récite jeunesse NUIT CLAIRE avec les habitants d’un quartier, le pont du routoir.
TOI TU, court-métrage en diapos avec monologue à partir des photographies d’Ernesto TIMOR
2013 / 2014 / 2015. RÉSIDENCE de 3 x 6 mois à VALENCIENNES ( 59 ) Quartier de Chasse Royale, dans le cadre d’un projet ENRU de construction d’une Médiathèque.
Ateliers d’écriture et de parole. Atelier de lecture à voix haute.
Création d’un blog littéraire avec les habitants d’un quartier : ROYALE Bibliothèque
http://royale-bibliotheque.over-blog.com
Création d’un récit jeunesse : La petite fille qui avait perdu sa langue ( Publié par les éditions Gallimard Jeunesse en Octobre 2016 )
Création d’un spectacle à partir de la matière du blog avec la compagnie de danse ZARBAT, la scène nationale du Phénix et une compagnie théâtrale.
Réalisation d’un cours métrage
Création d’un prix littéraire avec des habitants en situation d’illettrisme. Création d’un BD avec les adolescents et le dessinateur BILLEL : L’amourbylette. Création d’un ensemble de récits de vie publiés sur le blog. Création d’un livre jeunesse : Magic instinct. Création d’une exposition à partir d’un atelier d’écriture et d’images : Figurez-vous ! Réalisation d’un documentaire sonore format Radio ( 20 mn ) Poème short à lire en short. Réalisation d’une vidéo : la poésie sauvera le monde. Réalisation d’un court métrage : Les âmes craintives.
2015. RÉSIDENCE CLEA. 4 mois / circonscription de BETHUNE de Février à Mai 2015
Le livre d’artiste dans tous ses états.
Initier les élèves, les enseignants et tout le public concerné à la création d’un livre d’artiste en développant toutes sortes d’écritures, de formes, de supports et de matières.
Mise en place d’une exposition personnelle et interactive à l’usage des enseignants et des élèves.
Création d’une exposition regroupant tous les travaux.
14 gestes mis en place dans 14 établissements : Rédaction ( vidéo ) Le même monde ( vidéo et voix off) Nous sommes tous Antigone ( vidéo ) Le théâtre de l’ascenseur ( photos et textes ) Dis moi dix mots ( 10 livres d’artiste pour 10 mots ) Livres en boite ( Livres d’artiste ) Le petit chaperon rouge et la vieille voiture ( Livre d’artiste ) Se prendre en main ( atelier écriture ) Le port du casque est obligatoire ( Installation et performance) Guerre épée ( Installation ) …
2016. RÉSIDENCE CLEA. 4 mois / circonscription de Maubeuge de Février à Mai 2016
Le paysage, le territoire
ÉCRITURES sensibles du réel et de l’imaginaire pour un état des lieux en mouvement.
Thème proposé : Les paysages invisibles.
12 Structures et 27 classes concernées.
Thèmes développés : La vie rêvée des fleurs. Les yeux D’Elsa. Bibliothèque vivante. Les mains dans les poches. Le voyage immobile. Parler pour ne rien dire. La guerre des nuages. Ça part dans tous les sens. Je suis un paysage. Les deux mondes. Carnet d’un buveur de ciel. Village voyage. Ces productions ont abouti à différentes formes : vidéos, mise en scène de lecture théâtrale, carnets de poèmes, blogs, performances.
2016. Centre Pénitentiaire de Maubeuge / Les voix de l’immobile / 2016 à 2018 / Hors Cadres
Atelier d’écriture, de paroles, d’images : lecture à voix haute et mise en scène hebdomadaire tous les vendredi, de 14h à 16h30. Création d’un blog littéraire. Textes poétiques. Carnets de l’ici, carnet de la maison, carnet de cellule, carnets de voyages… Photos montages réalisés par les personnes détenues.
Bibliographie / Dominique Sampiero
http://lesvoixdelimmobile.over-blog.com
Aménagement de la bibliothèque, plan et installation. Recherche d’une fresque écrite sur les murs. Récits de vie. Fréquence : Deux heures / Hebdomadaire.
2016. résidence de 4 mois. Ville d’Auby. Construction d’une médiathèque / Juillet à Décembre
Création d’un blog littéraire sur le thème : la révolution de l’enchantement.
revolution.over-blog.com
L’idée centrale de cette résidence de création est de mettre en action une parole de l’enchantement qui contrairement à « L’enchantement simple » de Christian Bobin ne se tourne pas vers une divinité pour s’émerveiller du quotidien mais renoue au contraire avec la conscience de soi, la conscience de l’autre, comme sources de regards sensibles. Sources d’un imaginaire urbain, d’une beauté rurale, d’un territoire invisible et inconnu refoulé dans le regard ou dans la langue : sources de l’estime de soi et de la présence au monde. Inventer une révolution poétique de la prise de parole, prise de conscience en rendant à l’absurde, au regard décalé et à la métaphore, leur pourvoir de dynamiser les imaginaires et de rendre du mouvement à l’inerte.

 


Document mis à jour le 15 / 09 /2016

 

Dominique Sampiero - DR

Dominique Sampiero - DR

Tag(s) : #prose poétique

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