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Éternels regards

 

 

Nues en tenue d’opale

Qu’un vent maquillé de farine

Caresse du bout des doigts

 

Elles s’échevellent s’ourlent d’émois

En songes mandarine

Mouillés de pleurs de lune pâle

 

À la brune s’ensorcelle

Qui s’en remet à leurs regards

Aux profondeurs d’abysses

 

Des sourires passés s’esquissent

Des vérités sans fard

Parfums épicés d’immortelles

 

***

 

L’épopée de Gilgamesh

 

 

Le miroir est du ciel au bout de la ruelle

Où je vais m’attardant les soirs d’été brûlant

Marais aux reflets d’aquarelle

Ses eaux se moirent d’ambres du ponant

 

Peu pressé d’en finir, le soleil y musarde

Il séduit à ravir, irise sa psyché

S’attarde encore, se regarde

Eau-forte à présent, son règne comblé

 

L’astre blond décroissant se veut en résistance

Refusant de sombrer en si pâle horizon

Embrase empyrée d’espérance

Rosé d’orange marbré céréléon

 

Pierre lazzuli, la voûte métamorphique

Ronge d’outremer ces rouges surgis d’enfer

S’élonge l’ombre satanique

Branchue, crochue, hantant ce mort désert

 

À suivre le soleil mène au jardin des Gemmes

Au-delà des peurs ténébreuses profondeurs

Recherchant d’éternels baptêmes

Gilgamesh ne put trouver l’autre ailleurs

 

***

De mémoire

 

 

Le temps prend vite la distance d’un autre temps

Quand s’inventent les heures que les saisons emmêlent

Délaye l’instant d’intemporelles aquarelles

Conjugue l’imparfait à ce que porte le vent

 

Images passées d’envie d’oublis rongés

Papier glacé de fiers clichés qu’enlumine

L’histoire rabâchée sur l’air d’une mandoline

Bouffées aux mythes de balivernes chicanées

 

L’empreinte dans la nuit a les reflets changeants

D’un miroir de lune aux étoiles souriant

L’océan des annales ensable la genèse

 

Il nous reste parfois l’éternelle lueur

Une ombre parfumée d’immortelle langueur

Mais la couleur des jours suffit à l’anamnèse

 

***

Un jour ou l'autre

 

 

Des escarbilles d'or collées sous les paupières

Un soleil froid d'hiver les yeux mi-clos s'endort

Sous les draps d'un ciel clair tirés au goût du sort

Se réchauffe la mort de pastels éphémères

 

Nu sous les aurores larmes douces amères

D'un nuageux concert à l'ascendant accort

Empyrée désaltère l'ombre avenue consort

De son chant de stentor les soirs de crémaillères

 

Nul ne connaît l'allée tout au bout du chemin

Il en est légendée au parcours byzantin

Et se fait que d'aucuns se prennent à rêver

 

Il se peut d'espérer en un nouvel ailleurs

Car il n'est rapporteur de ce droit d'assurer

Comme il plaît à penser en remède à nos peurs

 

 

 

 

 

ALAIN  MORINAIS

 

Il se présente :

 

Membre de la Société des Poètes Français
Flamme de bronze 2015 des Flammes Vives de la poésie Lauréat du Grand Prix d'automne 2016 de Short Édition

 

Mes publications :

 

Humeuresques 2016 Poésie mais pas que

AMs éditions 2016

Le chemin mène à demain mes lambeaux de mémoire

AMs éditions 2016

Au prix du silence le roman de Céline

Édilivre – APARIS éditions 2012

Laboureurs d’espoirs ou

Les Morinays, histoire d’une famille bretonne au cœur de la Révolution 

Cheminements éditions 2008

désordre du jour poésie

AMs éditions 2015

Mes rêves ont des ailes de linotte Poèmes

AMs éditions 2014

Humeuresques 2010-2011 poésies

Édilivre – APARIS éditions 2012


 

 

Ouvrages collectifs :

 

Anthologie poétique 2016

Flammes Vives 2016

Variations sur le thème de la planète Poèmes

Flammes Vives 2016

Flammes Vives de la poésie 2015 Recueil des lauréats

Flammes Vives 2015

Variations sur le thème des voyages Poèmes

Flammes Vives 2015

Recueil de nouvelles érotiques

Édilivre – édition 2013

Regards sur la femme

Lecture-Spectacle - Ville d’Arcueil - 2012

 

 

Alain Morinais - DR

Alain Morinais - DR

Tag(s) : #poèmes

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