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Vieille photo


 

Je regarde ma vielle photo
Où, habillé tel un mytho, 
Avec des lunettes remplissant mon visage, 
Chemise blanche contenant mon âge, 
Chaussures rouges modestes, 
Innocence versée dans le reste, 
Je sortais fièrement devant le monde.


 

J'étais si gai, yeux voilés par l'innocence, 
Ma foi était pleine d'obéissance. 
Aucun choix ne m'était prioritaire, 
Sauf mon petit piano qui sur terre
Ajoutait à mon enfance du plaisir, 
Mon sourire qui ne pouvait moisir
Était proprement par ma mère forgé.
Ma mère pour qui ma joie atteignait l'apogée.


 

Ah ce visage d'enfant joyeux ! 
Ce sourire tel un râle des cieux ! 
Hélas, n'apparaissent plus dans mon miroir, 
L'innocence a cédé la place au pouvoir.
Maintenant, j'ai désormais les choix, 
Pour ça, je suis aidé par ma voix 
Qui elle aussi n'est plus la même.


 

Ah le temps, cet être suprême, 
M'a métamorphosé sans le moindre bruit, 
–Où est ma mère ? –Emportée par la nuit. 
Je me rappelle ces tendres moments 
Où, elle me lavait, sans embêtement,
Puis ces moments où, me lavant, 
Je me cachais voyant passer une fille.


 

«Attends d'abord que je t'habille ! »
Criait-elle quand j'osais partir. 
Je faisais parfois semblant de dormir
Lorsque je commettais des bêtises, 
Cette reine, sur ma joue faisait une bise.
Là, quand un aîné entrait dans la maison
Brutalement, semblant perdre la raison, 
Criant... elle exigeait un silence d'or 
Disant: «chut ! Mon petit cœur dort ».

Tout cela est emporté par le temps, 
Ma frimousse d'enfance pourtant, 
Dans mon regard veut parfois s'incruster, 
Hélas, trop d'années me l'ont ôtée.


 


 


 

***

 

 


 

Enfants de l'orage


 

Qu'ont-ils fait ? Ces enfants
Dont vous brisez le destin, 
Ces âmes que de vos mains
Sales, vous rendez nuits les matins.
Pourquoi pour vos macabres envies
Vous brisez ces précieuses vies ? 
D'acharnements votre regard est suivi, 
Toutes ces âmes dans un infini profond
Se plongent pour votre tréfonds.


 

Qu'ont-ils fait pour cette chute ? 
Ces vies encore à l'aurore
Tremblent, par vos vents encore 
Se déracinent et se décolorent. 
Leurs vies coulent dans vos guerres, 
Les chaînes de votre démence les serrent, 
Vos armes détruisent la terre 
Et brisent les avenirs. Sans lutte, 
Ils attendent vos tirs dans leurs huttes.


 

Ces enfants, sont-ils nés de l'orage ? 
Pourquoi forgez-vous ces armes, 
Glaçant les cœurs, provoquant les larmes,
Remplissant la terre de macabres vacarmes ? 
Ils sont innocents, pleurent sans raison, 
Souffrent et meurent sans raison, 
Et ont vite le sépulcre pour maison. 
Regardez-vous, regardez leur âge, 
Et arrêtez d'être si sauvages.


 

Vous les tuez par leurs parents, 
Ils souffrent de vos coups de fouet, 
Et au final ces enfants ont pour jouets
Les cadavres de leurs parents. Muets, 
Ils tentent vainement de les réanimer ; 
Le sang coule, leur cœur est animé 
Par un noir désespoir que vous semez .
Vous faites tomber sur eux vos torrents, 
Qu'ont-ils fait ? Laissez vivre leurs parents.


 

 

CLAUDE JONEL ZINGOULA

 

Il se présente:
 

Claude Jonel ZINGOULA, né le 28 mai 1994 à Brazzaville au Congo. Etudiant en langues et littérature, il est auteur d’un recueil de poèmes « ma lyre et moi » et d’une pièce de théâtre « l’amour dans l’à mort ».


 


 

Qu'ont-ils fait pour cette chute ?
Ces vies encore à l'aurore
Tremblent, par vos vents encore
Se déracinent et se décolorent.
Leurs vies coulent dans vos guerres,
Les chaînes de votre démence les serrent,
Vos armes détruisent la terre
Et brisent les avenirs. Sans lutte,
Ils attendent vos tirs dans leurs huttes.

Ces enfants, sont ils nés de l'orage ?
Pourquoi forgez-vous ces armes,
Glaçant les coeurs, provoquant les larmes,
Remplissant la terre de macabres vacarmes ?
Ils sont innocents, pleurent sans raison,
Souffrent et meurent sans raison,
Et ont vite le sépulcre pour maison.
Regardez-vous, regardez leur âge,
Et arrêtez d'être si sauvages.

Vous les tuez par leurs parents,
Ils souffrent de vos coups de fouet,
Et au final ces enfants ont pour jouet
Les cadavres de leurs parents. muets,
Ils tentent vainement de les réanimer ;
Le sang coule, leur coeur est animé
Par un noir désespoir que vous semez .
Vous faites tomber sur eux vos torrents,
Qu'ont-ils fait ? Laissez vivre leurs parents.


 

Claude Jonel Zingoula - DR

Claude Jonel Zingoula - DR

Tag(s) : #poèmes

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