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Leitmotiv

 

Broie du vide petite âme

Et tu aimeras la poussière

L'amour sitôt brûlé

Distance abolie

 

Ne mourir que de ta propre fièvre

Toi qui n'as déjà plus d'autre nom

Qu'une loge solaire pour terre natale

Éclats dispersés d'une gaieté

 

Extases sans attentes

Grâce de l'amant des dunes

Frugalité d'une finitude

Secourable lumière

 

Départ sans retour

Gage en partance

Rien n'appartiendra

Aucuns droits constants

 

Ne pèseront sur

La claire lumière

Aucunes lèvres funestes

à peine un lointain présage à ta bouche

 

Simplement

Vivre en étant ce qui

Palpite en plein vent

C'est amplement suffisant

 

***

 

Carton-pâte

 

Une route n'est pas une étendue,

le désespoir n'est pas sans destination directe.

 

Ici est le registre du bégaiement des faibles bouclant ce monde.

Fresques sans teintes, fruits d'une époque qui ne distille plus sa colère.

 

Celle des sages qui se meurent d'un nivellement souscrivant à la faillite

des altérités humaines..., à la faillite des horizons indociles,

à la faillite de nos convives animaux...

 

 

 

De ce qui n'existe plus qu'en songe, en lutte qui s'impose, libre nécessité

de ne plus taire cette cinglante gifle que porte le rôdeur à l’encontre

des fanatiques de la facticité.

 

 

Damnés aux bénéfices de l'ordure du social.

 

Suffisante boue créée de toutes pièces,

lèpre publicitaire communément admise,

s'enlisant dans le marasme de faux libérateurs,

toujours plus corvéables et serviles...

 

 

De la sédentarisation à outrance du mime, comment peuvent-ils encore

faire face au grand midi, à l'ouverture du sublime ?

 

Et que l'on ne se prosterne plus devant la laideur !

 

 

Qu'on ne se préoccupe plus que du sublime en péril.

Miasmes d'un monde avili sous les galops d'un éveil permanent qui ne se livrera pas.

 

Qu'on en appelle au rire,

à l'indifférence active du méditant !

 

Qu'on cesse d'avilir,

ce qui laisse libre nos terres rouges.

 

Qu'on ne cesse de s'ébaudir du rétif, lui qui porte salvatrice nitescence.

Annotation franche de nos oublis...

 

Qu'on me dévoile, l'immense ivresse sous-nos pas.

 

Qu'on nomadise à l'étendue, révolte des réalités en pleine gueule.

 

Que la plaine, l'emporte !

 

Nous en sommes les héritiers,

l’espièglerie végétale naît souriante,

pourquoi pas nous ?

 

Feulons à chaque instant pour un désordre juste...

 

 

***

 

Autoportraits

 

 

Présent qui ne cesse d’être, 
fraternité d'une errance qui s'étrangle,
tranchante comme un dilemme,
à la verticale du ravissement

Hôtes en proie à l'exil pour réceptacle,
d'une salvatrice danse sur l'ironie,
amour en partance auquel ne manque,
aucun de nos blasphèmes en poste

Écume des vagues de l'humilité,
innombrables poussières levées, 
ordre pénultième nomadisant l'espace, 
à l'écho d'effroyables choses

Dépit existentiel d'où naît chaque rencontre, 
chaque nouvelle veille d'une mise en mort, 
joie de ne rien omettre d'une dignité en miettes, 
grâce de l'étroitesse de nos épaules

Secourable lumière à la certitude, 
éternité temporaire à l'incertitude, 
fougueuse loge solaire du chant, 
interstice d'un murmure illusoire

Bouquets d'agrumes au cœur, 
si frêle fermeté d’âme à chérir, 
riante sans allure d'une démence passagère, 
passant-outre le grand accablement

Revêtu d'azur par le relief des cimes, 
par l’opiniâtreté du traitement de nos maux, 
qu'importe alors l'entremetteuse de l'ombre,
avance l'accalmie en ce presque rien de dicible

Irrévocable saisie qui se repaît de lumière,
si claire délicatesse des simples,
sainte recluse élégante au possible,
quelque-chose du vrai regard..

 

GRÉGORY PICHOT

 

 

 

Né le 29/06/1985
Grégory Pichot est Écrivain et Photographe.

 

Grégory Pichot | DR

Grégory Pichot | DR

Tag(s) : #poèmes, #photos

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