GHISLAINE LEJARD : « pour dire la lumière
qui traverse toute vie, même brièvement. »

 

 

Si brève l'éclaircie. Ghislaine Lejard. Editions Henry, 2015. | DR

Si brève l'éclaircie. Ghislaine Lejard. Editions Henry, 2015. | DR

Si brève l’éclaircie, Ghislaine Lejard, Éditions Henry, octobre 2015, 8 euros. Recueil disponible en librairie ou sur le site de l’éditeur.

 

 


Ghislaine Lejard, poète et collagiste, nous propose aux éditions Henry, dans la petite collection à couverture noire si caractéristique intitulée La main aux poètes, un opus qui porte bien son nom Si brève l’éclaircie.

 


Si brève l’éclaircie
dans la nuit profonde
des instants de lumière
en écho au ressac
la poésie du soir
éblouit l’aurore à venir.
(Dernier poème du recueil, page 46)

 


Sous ce titre sont regroupés 35 poèmes répartis en quatre ensembles : Fado de la mélancolie, Éclats de lumière, Entre terre et ciel, Si brève l’éclaircie. Il suffirait de recomposer ces quatre titres en un seul poème pour entrer dans l’univers de Ghislaine Lejard : poésie pour dire la présence au monde, les vibrations de l’air, la lumière bienfaisante, salutaire, qui nous aide à vivre dans la paix d’un mystère toujours renouvelé, avec au coeur cette foi, que l’on soit croyant ou non : « À la lisière de la lumière / rendre possible / l’impossible. »


Entre la plénitude d’un instant et la quête de l’éternité, les poèmes de Ghislaine Lejard nous disent une belle manière d’habiter le monde, flux et reflux, de capter la vie qui passe « dans l’éblouissement d’une pluie de pétales », d’avancer dans la brume, le clair-obscur ou le plein soleil, les sens ouverts aux offrandes quotidiennes, à la beauté qui en sait plus que nous, l’énigme restant la donnée fondamentale du parcours.


Sérénité, paix, joie, révélation, renaissance, confiance, partage... seront fidèles au rendez-vous pour peu que l’on vienne « boire à la fraîcheur du poème ». C’est un chant d’attente et d’accueil, un chant du « désir premier » qui s’élève ici, peuplé d’oiseaux, de feuillages, de « sources lumineuses », de « parfums légers », de fleurs odorantes… Le poète, fragile, comme tout un chacun, nous engage au-delà de nos blessures, de nos conditions de vie dans « le vacarme des villes » et « la vacance du temps », à puiser notre force dans un dialogue continu avec la nature qui nous ressource si nous savons l’observer, l’interroger dans une présence simple mais entière. Il est permis, si on s’abandonne au « seuil de la porte », de croire à cette « frontière de l’invisible » qui ouvre à « l’étincelle d’éternité », à l’autre « Présence », si brève soit l’éclaircie.

 

 

MARILYSE LEROUX


 

Pour mieux connaître Ghislaine Lejard, membre de l’Association des Ecrivains Bretons, connectez-vous à son site personnel, il vaut le détour : http://ghislainelejard.blogspot.fr/p/page-1.html

 

GHISLAINE LEJARD

 

Ghislaine Lejard | DR

Ghislaine Lejard | DR

Ghislaine Lejard est née à Châteaubriant en Loire Atlantique Après des études de lettres modernes à la faculté des lettres de Nantes, elle a enseigné en collège et en lycée à Clisson, Ancenis puis Nantes ; elle a été chargée d’enseignement à l’Université de Nantes auprès des étudiants étrangers.
 Dans les années 80, elle a collaboré aux éditions du Petit Véhicule pour la revue Signes. Elle anime des ateliers d’écriture poétique en milieu scolaire. (Rencontre et travail poétique avec les poètes Charles Carrère, Mohamed Loakira, Yves Cosson, Yves Moulet, Eric Simon, Roland Halbert, Arlette Chaumorcel, Christian Bulting...) Elle a participé à de nombreuses rencontres poétiques et lectures collectives en bibliothèques.
 Elle pratique le collage depuis plus de 20 ans. Ceux-ci ont été présentés lors d’expositions personnelles et collectives, publiés dans des anthologies et des revues. Ghislaine Lejard aime accompagner de son art des recueils de poésie et collabore régulièrement à l’édition de livres d’artistes et de livres pauvres (L3V, mt-galerie, Leuwers). Elle anime depuis quelques années un atelier créatif à Nantes en direction d’adultes. Un projet d’échange créatif est en cours en 2015-2016 avec l’atelier d’écriture animé à Vannes par Marilyse Leroux auprès d’un groupe d’adultes.
 Ghislaine Lejard est aussi poète et a publié plusieurs recueils, dont Orphée et Eurydice aux Éditions La Porte (juin 2015), Sous le carré bleu du ciel, aux éditions Henry (juin 2011), Il pleut des étoiles, Éditions de l’Estracelle (août 2011, poèmes pour enfants). Elle a fait paraître des poèmes et recensions dans de nombreuses revues et anthologies.
 Elle est membre de l’Académie littéraire de Bretagne et des Pays de la Loire, de l’AEB (Association des écrivains bretons) ainsi que de l'association du Passage Sainte-Croix, dont elle assure la programmation poésie avec « Les Midis de Sainte Croix ».

 

( Ndlr )

 

 

 

 

Marilyse Leroux se présente :

 

Marilyse Leroux est née à Vannes en 1955. Elle anime depuis l’âge de 21 ans des ateliers d’écriture en poésie et en prose en direction des enfants, des adultes, personnel enseignant, bibliothécaires et autres passionnés d’écriture. Une « aventure de vie » à laquelle ont participé bon nombre de poètes contemporains tels que Guillevic, Alain Bosquet, Heather Dohollau, Hélène Cadou, Yves Bonnefoy, Lorand Gaspar, Alain Boudet, Joël Sadeler, Jean-Claude Touzeil, Gérard Le Gouic, Christian Bulting, Jean-Albert Guénégan, etc. Elle a également entretenu et fait entretenir de nombreuses correspondances avec les poètes français et étrangers.
Marilyse Leroux devant le Mur aux poèmes de Saint-Brice en Coglès, premier « village en poésie » de France, lors du congrès AEB 2014.
 Elle est membre de l’association Donner à voir depuis 1986 et de l’Association des Écrivains Bretons depuis 2010 (membre du CA, présidente du jury du concours de nouvelles AEB 2014 et 2015, co-rédactrice et maquettiste de la revue Breizh Deiz).
 Poète, elle a publié depuis les années 80 dans de nombreuses revues et anthologies françaises et étrangères ainsi qu’en recueils et publications numériques. Son dernier ouvrage poétique « Le temps d’ici », finaliste du Prix International Yvan Goll en 2013, a reçu le Prix de Poésie des Écrivains Bretons en 2014.
Certains de ses poèmes ont été traduits en allemand par Rüdiger Fischer, en anglais et coréen, (Barkan, USA).
- Elle collabore régulièrement à des livres d’artistes et à des livres pauvres avec Louise Skira, Francis Rollet, Ghislaine Lejard, Choupie Moysan, Xureli, Danielle Péan Le Roux, Thierry Tuffigo…
- Dernières publications : Insondable, éditions L’oeil de la Méduse (juin 2015), Urbaine, CMJN éditions, (octobre 2015).
- Elle aime associer à la poésie différentes formes d’art telles que la musique, la calligraphie, la peinture, la gravure et la photographie.
- Elle écrit notamment des paroles de chansons mises en musique par les compositeurs-interprètes Korine, Armel Mandart et le groupe Lak a Barh.
 Nouvelliste et auteur de contes pour enfants, elle publie régulièrement ses nouvelles, en recueils (Blanc bleu, éditions Rhubarbe, mars 2014) ou en revues papier ou numériques. L’un de ces textes a été élu meilleure micronouvelle 2013 par la revue Harfang.
A paraître :
- Le bigre bang, les Mystères de la Création, aux éditions Gros textes, collection Les Tilleuls du Square, novembre 2015, co-écrit avec Alain Kewes,
- Grand A petit m aux éditions Stéphane Batigne, janvier 2016.
- Écrin de neige, conte pour enfants, conteur interactif Lunii.
Pour en savoir plus : site de l’AEB, onglet auteurs.

Marilyse Leroux devant le Mur aux poèmes de Saint-Brice en Coglès, premier « village en poésie » de France, lors du congrès AEB 2014 - DR

Marilyse Leroux devant le Mur aux poèmes de Saint-Brice en Coglès, premier « village en poésie » de France, lors du congrès AEB 2014 - DR

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