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Quand je ferme les yeux,
Je le vois au milieu,
Toujours au milieu,
Un monsieur d’un seul œil,
Qui me regarde sévèrement en écrivant sur une feuille,
Il me parle, il me juge, il me condamne et il me frappe,
J’entends sa respiration, ses battements et je sens la douleur,
J’entends ses insultes, les coups-de-poing et de pied et je sens la douleur,
Même dans son jardin il me frappe, j’ai pris l’habitude de sentir aussi les fleurs,
Mélangées avec la douleur,
Mélangées avec ses frappes qui bloquent la lueur,
Qui bloquent l’eau de passer au cœur,
‘’Ayez pitié de lui. ‘’ Disent les fleurs.
‘’ Il est innocent !’’ dit le spectateur,
‘’ N’aie pas peur. ‘’ Dit la mère, la sirène, puis elle part en mer,
C’est beau la mer,
Il paraît que c’est immense et bleu,
Je rêve de devenir un marin, sage, bon et vieux.
Et aller sur l’île aux deux soleils,
C’est beau ce rêve,
C’est beau la mer.
Quand je ferme les yeux,
Je perds mon vocabulaire,
Je ne peux pas me défendre, je ne sais pas que faire,
Monsieur me jette par terre,
Monsieur m’écrase,
La douleur me chuchote ‘’ Patience ami. ‘’
Je sens l’odeur de la mer d’ici,
Ya Rab ! Crie-je.
Quand je ferme les yeux,
Je le vois,
Toujours en face de moi.

 

 

 

 

KHALID EL MORABETHI

 

 

Khalid EL Morabethi

 

Maroc / Oujda

 

 

 

 

 

Tag(s) : #poèmes

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