Un silence d’un vent,
Un long silence du temps,
Un rouge pourpre colore l’air,
Rien n’est clair,
Noir ! Dis-je.
La voisine d’à côté vient de mourir,
Je l’ai vue hier planter des roses avec un sourire,
Voilà qu’elle vient de partir.
La pluie tombe et les gouttes font un bruit étrange,
Est-ce la tristesse ou la colère ?
D’un ciel spectateur ou la terre,
Cette terre qui ne peut plus,
Qu’on ne la mérite plus.
Un silence blanc,
Qui contemple les fleurs orphelines,
Un silence d’espoir qui essaie d’illuminer leurs racines,
Un rythme long,
Une forte respiration qui s’entend,
Je m’assois et je dis que je serai le suivant, il faut que j’attende,
Je partirai bientôt de ce monde.
Vois-tu, je sais qu’il m’attend, je sais qu’il m’entend
Un silence beau,
Face à ce corbeau,
Un corbeau rongé par la tristesse et qui pleure,
Le soleil perd sa lueur,
Et meurt, afin de laisser place à la lune,
Meurt poétiquement au bout de la dune.
Espoir regarde le ciel, pour faire pitié peut-être,
Il regarde ce ciel en deuil qui a besoin de sa prière, peut-être,
Espoir pensif ne ferme pas ses yeux,
Même si ces chefs-d ‘œuvre tombent en feu,
Même s'il a perdu son combat,
Même si les cœurs fabriqués en papier ne battent pas,
Même si les regards sont vides,
Même si la patience affaiblit et commence à avoir des rides,
Un espoir silencieux, assis,
Face aux débris,
Face à la vie,
Une vie,
Pathétique,
Tragique,
Poétique.
Un silence,
En face de moi, le corbeau danse autour d’un trou immense.


 

KHALID EL MORABETHI

 

 

 

 


Maroc / Oujda / 
 

 


 

Khalid El Morabethi

Khalid El Morabethi

Tag(s) : #poèmes

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