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Point à la ligne,

À l’entrée,

Une femme parle des messages et des signes,

Elle parle de sa maladie presque délicieuse,

Qui a créé la poésie,

De son départ qui a fait souffrir ses amants,

Qui les a rendus silencieux, assis et sans battement.

À l’entrée,

En face d’un ancien moulin,

Des rêves et des soupirs,

Des larmes qui coulent en dedans, sans prendre le risque de sortir,

Des réponses, et des remises en question,

Des souvenirs qui se rattachent aux vivants,

Qu’ils étaient autrefois.

En face, des esprits aveugles habitués par la même musique grinçante,

Errent dans une terre abondante.

À la ligne,

La foi seule, terrorisée et triste, crie famine,

Crie au secours,

A la vue de la haine nue et qui bat à mort, l’amour.

Point.

À l’entrée,

Prés de la rivière,

Les femmes à côté de leurs ombres défigurées, chantent,

‘’ Ô temps, dis à mon père qu’il attend,

Ô ciel, dis à ma mère que je suis belle et rebelle. ‘’

Point à la ligne,

Le drame,

La vie,

La sagesse, la toute vieille dame,

Que n’en finit pas de vibrer,

Que l’homme n’a jamais écouté ce qu’elle dit,

Que l’homme n’a jamais vu ce qu’elle lit,

Que l’homme n’a jamais pensé elle part,

L’homme n’a jamais pensé que le désastre sera un jour un art,

A la ligne,

Qu’est ce qui nous reste ?

A l’entrée,

Le soleil se lève à l'ouest.

 

 

KHALID EL MORABETHI
 

 

Maroc / Oujda


 

Khalid El Morabethi -DR

Khalid El Morabethi -DR

Tag(s) : #poèmes

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